De retour depuis l’an dernier avec les Remparts, là où tout a commencé pour cet ex-joueur vedette de la LNH, Simon Gagné sent qu’il a bouclé la boucle et qu’il a la chance de mettre sa carrière à profit.
Après une brillante carrière avec les Flyers de Philadelphie, le Lightning de Tampa Bay, les Kings de Los Angeles et les Bruins de Boston, Simon Gagné a pris sa retraite du hockey professionnel il y a près de huit ans.
Puis en juillet 2022, il est nommé entraîneur adjoint et directeur général adjoint des Remparts. Il est considéré comme celui qui remplacera Patrick Roy à la tête de l’équipe, lorsque ce dernier annoncera son départ.
Pour Simon Gagné, ce nouvel emploi représente, depuis près d’un an maintenant, une belle opportunité de redonner.
« Vraiment, c’est là que ça a commencé pour moi, à croire en la Ligue nationale, raconte le joueur de hockey. Avant cela, oui, ça allait bien au hockey mineur, mais la LNH était un rêve que je ne croyais pas possible. Je l’ai vraiment réalisé avec les Remparts de Québec, donc c’est marrant de revenir ici et que c’est un peu le même monde. »
Destin
À 16 ans, Simon Gagné craignait les rumeurs d’un déménagement des Harfangs de Beauport, où il jouait, à Lewiston, dans le Maine.
« Je m’en souviens comme si c’était hier », dit-il. D’avoir été repêché au Québec par les Harfangs, j’étais super content, mais là, même pas un an plus tard, on parlait de Lewiston. »
C’était jusqu’à ce qu’un groupe de gens d’affaires, qui voulaient garder l’équipe au Québec, se manifeste. Jacques Tanguay, Patrick Roy et Michel Cadrin avaient acquis ce qui allait devenir les Remparts de Québec.
Des années plus tard, ce sont encore Jacques Tanguay et Patrick Roy qui ont changé son destin en le recrutant dans son rôle actuel.
Il faut dire que Simon Gagné a chaussé ses patins presque en même temps qu’il a appris à marcher, un peu avant l’âge de deux ans.
« Ça a commencé dans la maison, au sous-sol, où heureusement il y avait plein de tapis, j’ai enfilé mon gilet des Nordiques avec des patins. »
Son père, son meilleur ami
Son père, Pierre, policier à Sainte-Foy, qui avait évolué comme joueur de hockey dans la Ligue américaine, considérait que son fils renforcerait ainsi ses chevilles en attendant de monter à bord de la patinoire une fois l’hiver arrivé.
« Mon père a fait une première petite patinoire sur la galerie, puis c’est devenu une grande patinoire dans la cour », se souvient-il.
Simon Gagné a souvent parlé de ce père qui était son meilleur ami et qui lui manque beaucoup. Il est parti trop tôt, à 68 ans, terrassé par la maladie.
C’est au cours d’une longue conversation avec lui, peu avant son décès le 26 décembre 2014, qu’il a décidé de se retirer de la LNH.
« Mon père a été là du début à la fin de ma carrière de hockeyeur, je ne me voyais pas continuer sans lui. Nous avons…

