Christian Mbilli a donné de nombreuses interviews ces derniers jours. Mbilli est intelligent, cultivé et affable. Les médias commencent à le déchirer.
A tel point que le promoteur Camille Estephan était inquiet hier. Il aimerait que les boxeurs qui ont de gros combats devant eux puissent encore mieux se concentrer dans les derniers jours.
L’exemple de Jean Pascal lors de son dernier duel à Laval contre Michael Eifert l’a fait réfléchir. On n’affronte pas Carlos Gongora grâce à Salut Bonjour.
De plus, Gongora a fait preuve d’une confiance inquiétante après la pesée. Collier indigène autour du cou, garant de l’aide des dieux, on sent qu’on a devant nous un ancien champion du monde dans la force de l’âge. Il a passé le K.-O. à Ali Akhmedov au Hard Rock Hotel à Hollywood, en Floride, pour remporter la ceinture IBF de 168 livres.
C’est un gaucher et il frappe fort. Il a perdu son titre d’Angleterre par décision partagée. Cela veut tout dire.
Alvarez ou Benavidez dans le collimateur
C’est simple, si Christian Mbilli gagne ce combat, il aura Canelo Alvarez ou David Benavidez dans son viseur. Si Benavidez gagne samedi face à Caleb Plant.
Mais ce sera plus compliqué pour Canelo Alvarez puisque son promoteur Eddie Hearn le protège comme la prunelle de ses yeux. Faut dire que Canelo vaut quelques centaines de millions.
SIMON KEAN… ENFIN SAVANT
L’autre combat dont on parle moins, mais qui a un enjeu très important est celui de Simon Kean. Le grand Simon, qui a obtenu sa licence d’entrepreneur général, est toujours amoureux de la boxe. Mais veut savoir. Lors de son dernier « combat » au Casino, son adversaire s’est agenouillé devant lui en signe de protestation contre la Fédération française de boxe.
Cela fait plus d’un an que Simon s’est battu pour la dernière fois. Il a un client convaincant devant lui. Eric Molina s’est battu contre Anthony Joshua et Deontay Wilder contre qui il a duré neuf rounds.
Mais Molina a maintenant 40 ans. Il est expérimenté et a un très bon droit. Quand on regarde ses combats contre Joshua et Wilder, on le trouve pas très rapide même s’il est costaud. Mais Simon Kean, malgré sa grande force, n’est pas Deontay Wilder.
Le véritable enjeu du combat est la carrière de Simon Kean. Il doit gagner pour retrouver la chance d’obtenir de gros combats. Les blessures, la pandémie et sa seule défaite contre Dillon Carmen l’ont considérablement retardé.
Kean lui-même et son promoteur Camille Estephan veulent le savoir. Ils sauront.
Quand on dit que c’est un gala débile pour une salle comme le Casino, sachez que Leïla Beaudoin, maintenant classée cinquième sur BoxRec, sera là. Elle frappe aussi à la porte des grands combats féminins. Ils sont beaucoup plus faciles à gagner car la concurrence est plus faible. Et souvent le finaliste Steve Claggett fait la carte comme quatrième ou cinquième combat.
LA BELLE WILKENS
Mon nouveau favori Wilkens Mathieu…

