Marc Brys a fermement rejeté son limogeage du poste de sélectionneur des Lions Indomptables du Cameroun, insistant sur le fait qu’il reste en fonction sous l’autorité du ministère des Sports.
Sa réaction intervient dans un contexte de conflit persistant et médiatisé avec Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT). Ce conflit a finalement conduit à son limogeage par le Comité de crise de la Fédération le 1ᵉʳ décembre.
Le sélectionneur belge avait été nommé en avril par le ministère, une décision qui avait immédiatement déclenché une lutte de pouvoir au sein du football camerounais.
Eto’o et la FECAFOOT s’étaient opposés à cette nomination dès le départ, arguant que la fédération, et non le gouvernement, détenait l’autorité exclusive en matière de décisions techniques concernant l’équipe nationale.
Depuis, les tensions entre les deux parties ont dégénéré en hostilité ouverte.
Réagissant peu après l’annonce de son limogeage par la FECAFOOT, Marc Brys a exprimé sa profonde frustration face à ce qu’il a décrit comme un climat de travail toxique et conflictuel.
« J’ai d’autres ambitions que d’être constamment sur le qui-vive. C’est trop agressif, trop trompeur. J’en ai assez. Trop de négativité pour pouvoir travailler correctement », a-t-il déclaré.
Selon Brys, Eto’o a rendu sa position intenable dès le premier jour. « Eto’o a toujours cherché à se débarrasser de moi au plus vite. Dès la première minute, il m’a insulté et j’ai réagi. Je représentais une menace trop importante pour lui. »
La décision de la FECAFOOT de limoger Marc Brys intervient après des mois de désaccords concernant l’autorité, les nominations du personnel, la sélection des joueurs et les canaux de communication.
Mais Brys insiste sur le fait que la fédération n’a pas le pouvoir légal de le licencier. « Mon contrat court jusqu’en septembre. C’est un contrat avec le Ministre, et il ne m’a pas licencié. »
Brys a décrit son rôle au Cameroun comme un défi personnel et professionnel majeur, qu’il a pleinement relevé, malgré les troubles politiques qui l’entouraient.
« Soit on a peur et on ne veut pas s’engager dans ce combat, soit on y voit une expérience enrichissante. Devenir sélectionneur du Cameroun a été un défi pour moi », a déclaré Marc Brys.
Il a également accusé certains acteurs de semer l’instabilité autour de l’équipe nationale, compromettant ainsi les ambitions footballistiques du Cameroun. « Mais tout ce mystère, ces pressions et ce sabotage, ce n’est certainement pas intentionnel. »
Alors que la lutte pour le pouvoir s’intensifie entre la FECAFOOT et le Ministère, les Lions Indomptables sont une fois de plus plongés dans une crise de leadership. Pour l’instant, Marc Brys affirme être le sélectionneur légitime, préparant le terrain pour une possible confrontation juridique et administrative majeure dans les jours à venir.
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