Sept soldats camerounais ont été tués vendredi 5 septembre après que leur camionnette militaire a heurté un engin explosif improvisé (EEI) à Malende, un village situé à environ 30 kilomètres de Buea, capitale de la région du Sud-Ouest.
Le véhicule, qui transportait apparemment huit soldats en patrouille de routine, a été détruit par l’explosion, tuant sept personnes sur le coup.
Selon des vidéos amateurs partagées par des officiers militaires arrivés sur les lieux, un seul soldat a survécu.
L’EEI aurait été posé par des combattants séparatistes d’Ambazonie, qui ont traditionnellement ciblé l’armée avec des bombes de fabrication locale.
Cette embuscade est la dernière d’une série d’attaques contre les forces camerounaises menées par des séparatistes d’Ambazonie dans la subdivision de Muyuka ces derniers mois.
Un groupe se faisant appeler les Guerriers de l’Unité du Fako a revendiqué l’attaque.
Dans une vidéo diffusée en ligne vendredi soir, on voit des combattants lourdement armés exhiber des armes qu’ils prétendent avoir été saisies lors de l’embuscade, dont cinq fusils AK-47, un coupe-chaîne, des balles et des gilets pare-balles.
Le gouvernement n’a pas encore publié de communiqué officiel sur cet incident, qui survient quelques jours seulement avant la rentrée scolaire.
Les forces de sécurité sont aux prises avec des affrontements avec des combattants séparatistes depuis près de neuf ans, suite aux manifestations d’enseignants et d’avocats dans les régions anglophones, qui ont dégénéré en conflit armé en 2017.
Les Nations Unies estiment que plus de 6 000 personnes ont été tuées et plus de 700 000 déplacées depuis le début de la crise, bien que les observateurs locaux estiment que les chiffres sont bien plus élevés.







