Intercepté au milieu d’une zone protégée par des agents de l’office français de la biodiversité (la police de l’environnement) du Tarn-et-Garonne, un groupe de six quads risque une amende de 1 500 euros chacun et la confiscation de leur matériel.
Le président d’une association organisant des sorties en quad en pleine nature a été intercepté par des agents de l’Office français de la biodiversité (la « police de l’environnement ») avec six de ses clients circulant à bord de leurs véhicules, dont un buggy, alors qu’ils circulaient dans un milieu naturel protégé. Domaine situé dans le village de Bruniquel.
Le groupe n’a, en effet, pas eu de chance ce jour-là, les agents de l’OFB du Tarn-et-Garonne effectuant avec l’aide de la gendarmerie une opération de surveillance des usagers de véhicules terrestres à moteur (VTM) sur le secteur .
« Ils circulaient dans une zone naturelle, sur une voie privée et sans l’autorisation des propriétaires », indique Jean-Christophe Grimart, directeur d’enquête et correspondant de police au service départemental de l’Office français de la biodiversité en Tarn-et-Garonne.
Un danger pour la faune et la flore locales
« Les loisirs motorisés (quads, 4X4 et motocross) sont susceptibles de porter gravement atteinte à la biodiversité, précise l’agent de l’OFB. En sillonnant le sol, ils mutilent les jeunes pousses de la flore locale et peuvent écraser des espèces animales et détruire nids et frayères. Le bruit des moteurs perturbe également les espèces nicheuses et nicheuses. Le brassage de la terre combiné aux pluies augmente également l’érosion des sols et fragilise les berges. Enfin, il ne faut pas oublier que « cette activité expose les promeneurs et les cyclistes aux accidents et aux nuisances sonores. »
Le lézard ocellé est menacé par ses usagers de véhicules à moteur
Le lézard ocellé en danger
La parcelle concernée par ce road trip en quad est située dans une zone naturelle d’intérêt faunistique et floristique (ZNIEFF) où la présence du Lézard ocellé (voir photo ci-contre) a été constatée à de nombreuses reprises.
Ce reptile, protégé au niveau national et classé en danger sur la liste rouge de l’ancienne région Midi-Pyrénées, est très peu représenté dans le département ; il a besoin de tranquillité pour se maintenir.
Le parquet s’est saisi de l’affaire
En tant que président de l’association, le responsable de la sortie a reconnu les faits lors de son audition. Cela n’empêche pas tous les participants d’encourir chacun une lourde amende de 1 500 euros et de risquer également la confiscation de leur matériel. La substitut du procureur de Montauban, Manon Noël, qui suit cette affaire, se prononcera prochainement sur l’opportunité de ses poursuites.
De son côté, l’OFB rappelle les règles de circulation en la matière. « Depuis la loi du 3 janvier 1991…

