
A l’heure de la relance du nucléaire français, le film de Jean-Paul Salomé tombe à pic. En 2012, au tournant des mandats de Sarkozy et Hollande, Maureen Kearney, élue CFDT chez Areva, est retrouvée ligotée chez elle, un couteau enfoncé dans le vagin par le manche et un A scarifié sur le ventre. Alors qu’Anne Lauvergeon est limogée à la tête d’Areva, Henri Proglio, PDG d’EDF, est soupçonné de vouloir démanteler l’entreprise pour passer un accord avec la Chine. Proche d’Anne Lauvergeon, Maureen Kearney, qui se bat pour conserver les emplois dans l’entreprise, est accusée d’avoir monté son attentat. Adapté du livre de Caroline Michel-Aguirre, « La syndicaliste » est taillé sur mesure pour Isabelle Huppert, entourée de très bons comédiens : Marina Foïs (Anne Lauvergeon), femme de pouvoir impénétrable, Grégory Gadebois, mari aimant et inquiet. Pourtant, quelque chose ne marche pas dans ce film assez caricatural où chaque plan est mis en lumière, où le contexte politico-social n’est qu’un prétexte à une intrigue policière resserrée sur l’ambiguïté du personnage principal. Recommandé uniquement aux fans d’Isabelle Huppert.
Grb2
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