Le Réseau des défenseurs des droits de l’homme en Afrique centrale (REDHAC) a exprimé son indignation face aux mauvais traitements infligés à Maître Tamfu Richard par des gendarmes le 27 novembre.
L’incident qui a eu lieu à Douala montre Maître Tamfu poussé dans le coffre d’une camionnette.
La directrice exécutive du REDHAC, Maximiliène Ngo Mbe, a déclaré que ce genre de comportement de la part des gendarmes envers les défenseurs des droits de l’homme, les journalistes et particulièrement envers Maître Tamfu, était inacceptable.
Mme Ngo Mbe a appelé à des sanctions contre les auteurs, insistant sur le fait que celles-ci doivent inclure une compensation physique, psychologique, matérielle et financière pour Maître Tamfu suite au traitement dégradant et inhumain qui lui a été infligé par les forces de sécurité. Mme Ngo Mbe a déclaré que Maître Tamfu reste traumatisé suite à l’incident.
Maître Tamfu avait demandé à son client de résister à une arrestation en protestant que la convocation ne signifie pas l’arrestation. Le client a cependant été arrêté et l’avocat agressé pour avoir protesté. Alors que Tamfu a été transportée à l’hôpital après une intervention du Conseil de l’Ordre des avocats du Cameroun, la femme est restée en garde à vue au Groupement de gendarmerie de Douala.
Pour le moment, nous n’avons pas pu vérifier les affirmations selon lesquelles les gendarmes impliqués avaient déjà été arrêtés, mais le secrétaire d’État au ministère de la Défense en charge de la gendarmerie nationale, Galax Etoga, a demandé une enquête sur l’affaire dans les 72 heures.

