La directrice exécutive du Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique centrale (REDHAC), Ngo Mbe Maximilienne, critique sévèrement les récentes déclarations du ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, les jugeant contraires aux droits humains.
Dans un communiqué, Paul Atanga Nji a mis en garde les acteurs politiques de l’opposition contre ce qu’il décrit comme de graves dérives de certains d’entre eux, accusés de chercher à attirer l’attention médiatique. Le ministre a accusé ces acteurs d’utiliser les médias et les réseaux sociaux pour diffuser des messages tendancieux et anti-républicains, visant à troubler l’ordre public, discréditer l’Etat et provoquer des remous sociaux à des fins égoïstes.
« L’attention du Ministre de l’Administration Territoriale a été appelée depuis quelques temps sur les dérives graves de certains acteurs politiques de l’opposition en quête de notoriété. Ils occupent l’espace médiatique et les réseaux sociaux pour diffuser des messages tendancieux et anti-républicains dans le but de troubler l’ordre public, discréditer l’Etat et provoquer des remous sociaux à des fins égoïstes. Tout le monde le sait, seul le Chef de l’Etat incarne les institutions républicaines. Les acteurs politiques qui prétendent respecter les institutions doivent commencer par respecter celui qui les incarne. En effet, un député aux abois, exclu récemment d’un parti politique, tient régulièrement des propos désobligeants à l’endroit du Président de la République », a écrit Paul Atanga Nji dans son communiqué.
Il a également rappelé que « l’outrage au Président de la République est réprimé par le Code pénal et ne saurait être toléré lorsque les excès verbaux visent directement le Chef de l’Etat. Il faut que cela cesse avant qu’il ne soit trop tard pour ce député multirécidiviste. »
Ngo Mbe Maximilienne, dans une réponse virulente, a dénoncé ces déclarations, les jugeant contraires aux engagements internationaux du Cameroun en matière de droits humains. « Les récurrentes déclarations du MINAT violent la Déclaration Universelle des droits de l’homme, la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, le Pacte International Relatif aux Droits Civils et Politiques. Donc ACTE », a-t-elle écrit sur les réseaux sociaux.
Cette intervention de la directrice exécutive du REDHAC souligne les tensions croissantes entre les autorités camerounaises et les défenseurs des droits humains, qui appellent à un respect strict des libertés fondamentales et des engagements internationaux du Cameroun.







