Le projet de loi de finances du Cameroun pour l’exercice 2025 propose une réduction significative de 94,2 % des subventions aux prix des carburants, passant de 263 milliards de FCFA en 2024 à seulement 15 milliards de FCFA en 2025.
Cette mesure s’aligne sur les recommandations du Fonds monétaire international (FMI), qui a exhorté le pays à éliminer les subventions aux carburants.
Le FMI plaide pour une meilleure gestion budgétaire et une réaffectation des ressources vers des secteurs critiques comme les infrastructures et les programmes sociaux. Cémile Sancak, chef de la délégation du FMI au Cameroun, a souligné la nécessité de cette réduction lors d’une mission d’évaluation en octobre 2024. Elle a déclaré : « L’arrêt total des subventions est impératif pour permettre le financement d’autres secteurs. »
L’ajustement des prix des carburants a été évident, les prix de détail des carburants et du diesel ayant augmenté respectivement de 33,3 % et 44,0 % de janvier 2023 à février 2024.
Ces augmentations font suite à une réduction des subventions, qui sont passées de 1 000 milliards de FCFA en 2022 à 640 milliards de FCFA en 2023. Cette tendance devrait se poursuivre en 2025 dans un contexte de pressions inflationnistes persistantes.
Augmentation du prix des carburants en février 2024
En février 2024, le prix du Super est passé de 730 FCFA en 2023 à 840 FCFA le litre, soit une augmentation de 110 FCFA, soit une hausse de 15 %. De même, le prix du diesel est passé de 720 FCFA en 2023 à 828 FCFA le litre, soit une hausse de 108 FCFA le litre, soit une hausse de 15 % également.
En revanche, les prix du pétrole lampant et du gaz de cuisine sont restés inchangés, à respectivement 350 FCFA le litre et 6 500 FCFA la bouteille de 12,5 kg.
Impact sur les ménages
La hausse des prix du carburant au Cameroun a un impact significatif sur la sécurité alimentaire en augmentant les coûts de transport et les taux d’inflation, selon le rapport 2024 du Programme alimentaire mondial.
Cette situation met à mal l’environnement du Camerounais moyen, entraînant une instabilité économique dans le pays. En février 2023, une hausse des prix du carburant s’est produite juste avant la saison agricole, coïncidant avec la faible disponibilité des produits locaux en raison des récoltes précoces.
Cela a entraîné une hausse temporaire des prix de certains produits agricoles entre février et avril. Le taux d’inflation a atteint 7,4 % en 2023, entraîné par une hausse de 11,1 % des prix des denrées alimentaires et de 15 % des coûts de transport. Les facteurs contributifs comprenaient la faible production agricole, les difficultés d’approvisionnement et la hausse des coûts des matières premières.
La tendance s’est poursuivie en 2024 malgré une baisse du taux d’inflation à 4,9% au cours des neuf premiers mois. Cette augmentation, selon l’Institut national de la statistique (INS), est principalement due à une augmentation de 6,2% des prix des denrées alimentaires et à une augmentation de 13,4% des coûts de transport, en raison de l’ajustement des prix des carburants à la pompe début 2024.
- Éboulement de Dschang : le corps d’une femme de 77 ans découvert lors des travaux de réhabilitation - 13 janvier 2026
- Grand rendez-vous de la jeunesse : Yaoundé accueille le tout premier Forum national les 15 et 16 janvier - 12 janvier 2026
- Passeport, véhicule, importations : la conformité fiscale devient obligatoire - 12 janvier 2026







