Le DG des ADC en flagrant délit d’abus de fonction sur le personnel

Cameroun Actuel
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Aux lendemains de la célébration de la 51ème édition de la fête de l’unité nationale et, au moment où tous les discours convergent vers l’apaisement des tensions sociales, le Directeur Général de l’entreprise publique ADC (Aéroports du Cameroun) met tout en œuvre pour provoquer une grogne du personnel visant un soulèvement au niveau des aéroports dont il a la charge.

D’après un président de syndicat des travailleurs, Le DG Thomas Owona Assoumou veut à travers cette démarche détourner l’attention de la haute hiérarchie de son bilan, défiant par la même occasion le Conseil d’Administration de la société en violant les lois et règlements de la République.

Depuis le 12 juillet 2017, date de promulgation de la loi 2017/011 portant statut général des entreprises publiques, Owona Assoumou refuse au personnel le droit de siéger au Conseil d’Administration à travers son représentant, s’opposant ainsi à l’application de l’article 42 de la ladite loi qui stipule que : « Le Conseil d’Administration des entreprises publiques est composé d’un collège de cinq (05) membres au moins et douze (12) au plus. Le Conseil d’Administration comprend obligatoirement un représentant du personnel élu par ses pairs ».

A ce jour, malgré les multiples relances des délégués du personnel, le tout puissant DG freine des quatre fers.
Bien plus, en foulant au pied les dispositions de la loi 1974/9 du 16 juillet 1974 instituant la médaille d’honneur du travail, Owona Assoumou veut priver certains employés du droit d’en bénéficier malgré l’ancienneté requise.

En effet, dans le cadre d’une commission interne à laquelle les délégués du personnel n’ont pas été conviés pour des raisons évidentes, le DG a en violation de la loi évoquée supra, instauré de nouveaux critères à prendre en compte cumulativement sur les cinq (05) dernières années tels que, une note d’au moins 15/20 sur l’évaluation annuelle, l’absence de sanction disciplinaire, le défaut d’absence non justifiée de plus de dix (10) jours par exercice budgétaire.

Owona Assoumou veut ainsi exclure 75% des potentiels récipiendaires pour éviter de payer les primes y afférentes. Au-delà du caractère totalement illégal de cette démarche, le DG se substitue ainsi au Président de la République et/ou au parlement en amendant unilatéralement la loi.

Par ailleurs, pour soulager le personnel face à l’augmentation ambiante du coût de la vie et, emboitant ainsi le pas au gouvernement à la suite des hautes instructions du Président de la République, le Conseil d’Administration a instruit au Directeur General de mener une réflexion visant un ajustement à la hausse des salaires.

Sans surprise, dans la logique qui lui est désormais reconnue, Owona Assoumou en poste depuis 14 ans n’a pas daigné donner suite. Il faut se souvenir que le Directeur Général de ADC n’a jamais un seul instant envisagé la moindre action dans ce sens depuis sa nomination le 15 juin 2009, malgré les « trente glorieuses » connues par l’entreprise qui, n’ont jamais été capitalisées.

En definitive, d’après le même président de syndicat, le Directeur Général ouvrira certainement les yeux le jour où un aéronef de AIR FRANCE se retrouvera cloué au sol faute d’assistance en escale.

Boris Bertolt

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