Un Castrais de 21 ans, soupçonné d’être le « numéro 2 » du trafic de cocaïne, a comparu ce jeudi 2 février devant le tribunal correctionnel de Castres. Il a été condamné à 2 ans de prison.
Quand le chat n’est pas là, les souris dansent. Ou plutôt « morflent » dans le cadre de cette affaire de trafic de cocaïne. Car en attendant de mettre la main sur celui considéré comme le chef du réseau, toujours en fuite et activement recherché, ses « lieutenants » ont dû répondre de leurs actes devant les tribunaux et écoper de lourdes peines de prison.
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Après un premier procès, le 5 décembre, des deux hommes considérés comme la branche « Reveloise » de ce trafic dont le chef est originaire de Castres, et qui ont été condamnés à 2 ans et demi et 3 ans et demi de prison, c’était au tour du « numéro 2 », ce jeudi 2 février, de comparaître devant le tribunal correctionnel de Castres. Celui-ci avait échappé au coup de filet mené par la police le 29 novembre 2022, visant à démanteler cet important trafic de drogue entre Castres et Revel, avant de partir quelques jours avant Noël.
« Je n’en ai pas tiré grand chose »
C’est un usager de cocaïne, interpellé en septembre 2022 dans le quartier Aillot de Castres, qui va guider les policiers du commissariat de Castres pour enquêter sur deux potentielles lignes téléphoniques utilisées par des « fournisseurs ». Lignes traitant du prix, du poids et des lieux de rendez-vous à Castres comme « la Cig » (l’ancien bureau de tabac La Cigale, rue Soeur Audenet), « la pharma » (la pharmacie Bisseous) et « la Sav’ » (référence au quartier de la Savonnerie ).
Des écoutes téléphoniques, la géolocalisation (à Castres, Revel et en Espagne) et des images de vidéosurveillance provenant de caméras installées devant le domicile du prévenu, situé au-dessus de « la Cig », ont permis de l’impliquer dans cette affaire. et de le considérer comme le principal utilisateur de ces lignes téléphoniques. « Oui c’est vrai, je livrais quelques consommateurs pour 50 € la semaine. Je n’en faisais pas un gros bénéfice, mais ça me permettait d’aller au resto et au cinéma avec ma copine », raconte le Castrais à la barre. , tenter minimiser son implication dans le trafic. Il a également nié avoir vendu de la cocaïne aux deux Révélois condamnés il y a quelques semaines.
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