Le gouvernement camerounais a dévoilé une initiative ambitieuse visant à renforcer sa politique de logement social, avec l’objectif de construire 10 000 logements sociaux d’ici 2035. Cette annonce a été faite lors d’une cérémonie marquant la mise à disposition de 152 nouveaux logements, première étape d’un plan massif pour répondre à la demande croissante en logements dans le pays.
Investir 453 milliards de FCFA dans la construction de 3 000 logements entraîne un coût moyen par logement de 151 millions FCFA. Pour amortir cet investissement sur 50 ans, le loyer mensuel devrait être fixé à plus de 250 000 FCFA, un montant loin des caractéristiques des logements sociaux. Pour pallier ce défi, la Société Immobilière du Cameroun (SIC) prévoit de diversifier ses projets. Selon son Directeur Général, Ahmadou Sardaouna, l’entreprise publique entend développer des appartements de haut standing pour générer des revenus, lesquels serviront à financer la construction de logements sociaux.
Les bénéfices issus de la vente de ces propriétés permettront à la SIC de soutenir la production de masse de logements à travers la mise en place d’une base industrielle prévue pour 2026. « Cet imposant immeuble constitue une amorce à la relance de la production, conformément aux orientations du chef de l’État, » a souligné Ahmadou Sardaouna.
À l’horizon 2035, la SIC prévoit de produire régulièrement 10 000 logements de haut standing et 30 000 logements sociaux. Ce plan ambitieux vise à réduire le déficit de logements actuellement estimé à 2,5 millions d’unités dans le pays. Le projet de construction de 10 000 logements sociaux à Yaoundé et ses environs, exécuté par la firme italienne Pizzarotti, constitue une étape clé de ce programme. La finalisation de ce projet est prévue pour 2026.
En attendant la fin du projet Pizzarotti, la SIC a lancé un nouveau projet de construction de 3 000 logements, prévu pour la période 2024-2026. Ahmadou Sardaouna a annoncé le démarrage de ce projet, qui inclut la construction de 291 logements à la cité verte de Yaoundé, ainsi que des unités à Maroua, Garoua, et Sangmélima. La réhabilitation des cités de Kotto, Palmiers, Buéa, Garoua et Maroua est également prévue, avec un taux de vétusté de 60%.
Ce programme ambitieux, avec ses multiples projets de construction et de réhabilitation, marque une étape cruciale dans la lutte contre le déficit de logements au Cameroun, en offrant une lueur d’espoir aux nombreuses familles à la recherche d’un logement décent et abordable.

