Le Mali, le Burkina Faso et le Niger franchissent une nouvelle étape dans leur collaboration avec le lancement imminent d’un passeport biométrique commun.
Annoncée le 15 septembre 2024 par le colonel Assimi Goïta, cette initiative vise à harmoniser les titres de voyage au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), également connue sous le nom de Liptako-Gourma.
Cette décision intervient après la rupture de ces trois pays avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), renforçant ainsi leur coopération et leur solidarité face aux défis sécuritaires et diplomatiques.
L’AES, créée le 16 septembre 2023, est née dans un contexte de tensions régionales, notamment après le coup d’État au Niger en juillet 2023, qui a suscité des menaces d’intervention militaire de la part de la CEDEAO.
Le passeport biométrique commun s’inscrit dans le cadre de ce pacte de défense mutuelle, dont l’objectif principal est de contrer les menaces d’agression extérieure ou de rébellion armée.
Selon l’accord, toute attaque contre la souveraineté de l’un des pays membres sera considérée comme une agression contre les autres. Cette initiative marque un pas important vers l’intégration et la coopération renforcée entre ces nations, qui partagent des enjeux sécuritaires majeurs.
Avec cette mesure, les États membres de l’AES entendent faciliter les déplacements de leurs citoyens tout en affirmant leur indépendance vis-à-vis des anciennes structures régionales comme la CEDEAO.

