29,711 milliards de Fcfa (50 millions de dollars). C’est le montant global du nouveau décaissement que la Banque mondiale (à travers son guichet de l’Association internationale de développement) vient de faire au profit de la République Centrafricaine (RCA). Ceci en direction du Projet de réponse urgente à la crise alimentaire en Centrafrique (Prucac).
Le projet qui sera mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture de ce pays, vise à augmenter la production alimentaire et renforcer la résilience des petits exploitants et des ménages en situation d’insécurité alimentaire en République centrafricaine. A travers lui, près de 700 000 centrafricains dont 465 000 petits exploitants agricoles et personnes souffrant d’insécurité alimentaire bénéficieront d’activités de travail contre rémunération, et de la réhabilitation d’infrastructures agricoles à petite échelle.
Ce don supplémentaire de l’institution de Bretton Woods permettra également d’étendre les activités du projet dans les préfectures de la Lobaye, la Sangha Mbaere et le Mboumou, en plus de Bangui et les six préfectures initialement couvertes que sont Nana Gribizi, Ouham, Basse Kotto, Haute Kotto, Mambere-Kadei et Ouaka.
« Cet appui permettra de consolider les réalisations déjà enregistrées par le projet tout en améliorant la production alimentaire pour briser le cycle de dépendance à l’égard de l’aide alimentaire, » a indiqué Guido Rurangwa, le représentant résidant de la Banque mondiale en RCA. « Des efforts seront déployés pour la production d’aliments riches en nutriments et en micronutriments mettant l’accent sur la production à petite échelle d’aliments nutritifs dans les jardins familiaux afin de réduire la malnutrition », renchérit-t-il.
Il faut dire que cet appui financier intervient dans un contexte marqué par une crise forte d’insécurité alimentaire avec près de la moitié de la population sous-alimentée. Le pays est d’ailleurs classé 120ème sur 121 selon l’Indice de la faim dans le monde. A ceci s’ajoute, l’impact de la pandémie de Covid-19, la hausse des prix du carburant, des aliments et d’autres coûts d’importation aggravent la crise.
Eco Matin
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