Dans une tribune publiée sur la toile, l’artiste camerounais Koppo s’est exprimé avec force sur la situation alarmante de nombreux artistes, notamment celle de l’artiste malade Aijo Mamadou.
Il appelle à une prise de conscience collective, pointant du doigt la responsabilité des artistes eux-mêmes, des pouvoirs publics, des annonceurs, des familles, et même du public.
Les artistes face à leurs responsabilités
Koppo rappelle aux artistes l’importance de planifier leur avenir lorsqu’ils connaissent le succès. Il souligne que, plutôt que de se contenter d’imiter les stars américaines par le look, ils devraient suivre leur exemple en matière d’investissements et de diversification des revenus.
« L’inspiration ça va, ça vient… Le succès aussi », écrit-il. Pour lui, il est crucial que les artistes anticipent les périodes creuses en épargnant et en investissant dans des projets durables.
Le rôle des pouvoirs publics et des annonceurs
Koppo n’épargne pas les pouvoirs publics, qu’il exhorte à se pencher sérieusement sur le statut de l’artiste, la lutte contre la piraterie et une répartition équitable des droits d’auteur. Il appelle également à une meilleure mise en œuvre de la politique des quotas de diffusion des œuvres locales dans les médias.
Quant aux annonceurs et organisateurs d’événements, il leur demande de cesser de privilégier systématiquement les artistes étrangers, souvent moins populaires, au détriment des talents locaux.
La famille et les amis, premiers bénéficiaires mais absents en temps de crise
L’artiste critique aussi les proches des artistes, souvent présents pour profiter des bénéfices du succès, mais rarement disponibles en cas de difficultés. Selon lui, ces mêmes personnes qui tirent avantage des prestations gratuites et des largesses de l’artiste en pleine gloire, sont souvent les premières à disparaître lorsque la carrière prend un tournant difficile.
Un appel à l’action collective pour Aijo Mamadou
Enfin, Koppo conclut son appel en exhortant chacun à contribuer, soit par des dons, soit par des prières, pour aider Aijo Mamadou, surnommé le « Lion Blanc », à surmonter sa maladie. « L’argent soigne la maladie », rappelle-t-il, soulignant l’urgence d’une solidarité concrète envers les artistes en difficulté.
À travers ce texte, Koppo nous invite à repenser notre rapport aux artistes et à prendre des mesures concrètes pour leur assurer une meilleure protection et un avenir plus serein.
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LEVEZ LES DOIGTS… POUR AI JO MAMADOU
1). QUE LES ARTISTES LÈVENT LES DOIGTS
Pour assumer leur part de responsabilité.
Quand tu commences à gagner environ 1 Million de FCFA par semaine, alors que tu jonglais très bien avec 100000f par mois quelques temps avant.
Mieux tu begin à épargner mbindiment mais surtout,
Tu diversifies tes activités donc tes revenus.
L’inspiration ça va ça vient… Le succès aussi.
Faut pas seulement chercher à ressembler aux vedettes américaines par le look ou le style. Mais aussi par leurs investissements.
S’ils ont des lignes de vêtements, ouvre ton prêt-à-porter.
S’ils ont des gammes de parfums, ouvre ta parfumerie.
S’ils ont des chaînes de Restaurants ou de boîtes de nuit, ouvre ton Bar ou ton mbindi Complexe comme Maahlox Lady ponce ou MIMIE
S’ils sont actionnaires dans le monde du Sport ou s’ils montent de gros labels, flirte avec Caïman De Douala et gère ton ranch de Bomono comme Petit Pays
2). QUE LES POUVOIRS PUBLICS LÈVENT LES DOIGTS
Quelqu’un aurait des nouvelles du statut de l’Artiste?
Ou de la lutte contre la piraterie.
l’Équitable répartition des Droits D’auteurs on en parle?
Ou bien on se concentre sur l’implémentation de la politique des quotas de diffusion dans nos médias.
Oui, que le Gouvernement Lève Le Doigt et dise qu’il va mettre son bras long et lourd sur ce spectacle monstrueux d’Artistes vivant et mourant dans la misère.
3). QUE LES ANNONCEURS ET ÉVÈNEMENTIELS LÈVENT LES DOIGTS
À quand la fin de ce complexe d’infériorité qui consiste à donner un cachet 100 fois supérieur à un Artiste Étranger?
Alors qu’il a 10 fois moins de notoriété et d’impact qu’un Artiste local?
L’okreuh là c’est koah? L’exotisme des gombos?
Vous oubliez une chose, méprisez vos propres frères pour quémander des selfies aux Vedettes Internationales ne vous grandit pas.
Bien au contraire, ça fait de vous de petits larbins assouvissant des fantasmes de groupies.
C’est en grandissant les autres qu’on est grand…
Cest en faisant briller les autres qu’on s’élève.
Pas en les rabaissant.
4). QUE LA FAMILLE ET LES AMIS LÈVENT LE DOIGT
Quand l’Artiste est au faîte de sa gloire, c’est toujours eux les premiers bénéficiaires. Les meilleurs profiteurs. Les Pentium 5 du njoh et du grattage.
Prestations gratuites dans les mariages, anniversaires et autres mouvements du quartier où de la famille.
C’est toujours le Tonton, la Tantine, le Cousin ou l’ami d’enfance, qui commence à bomber le torse partout, Koo c’est mon bon petit dis-donc, c’est une petite sœur que j’ai vue grandir au quartier.
Il ou elle refuse 500 kolos comment? Attendez je l’appelle. Si je vous l’obtiens à 300 kolos ma part c’est combien?
En cas de tontine ou cotisation familiale pour un événement heureux ou malheureux, ton montant change. Tu passes des 20000f des enfants, au 100000f de la Star… Après avoir doublé les 50000f des Parents.
Et quand le talent devient capricieux, ils fondent dans la nature.
En cas d’état de nécessité, c’est eux qui feront fuir les images indigestes, pour avoir des likes, des vues. Le temps d’un buzz.
Ils aimeraient avoir notre vie hein… Ils aimeraient bien.
5). QUE KOPPO LÈVE SON PETIT DOIGT
Il aurait dû fermer sa gueule, que de déclarer qu’il quitterait jamais son boulot à la CAMTEL (Cameroon Telecommunications).
Il fallait voir les indignations des chacals. Koo, laisse les vrais passionnés y croire si t’as manqué de cran ou de plan de carrière.
Je les lisais, amusé. Car c’était les plus malhonnêtes du game qui multipliaient des sorties pour raconter leurs mamans comme quoi c’est possible en bossant dur.
Je n’en disconviens d’ailleurs pas. C’est possible
Mais de grâce, au nom de votre cupidité et de votre cruauté: Bouclez La.
C’est vous qui allez vendre les Artistes chez des marques à 1 Million pour derrière, venir leur proposer 200000f.
Koo, Tcha d’abord ça Bro. T’inquiète, j’ai d’autres plans à venir. On va bosser sur ton développement de carrière. On est ensemble.
Pour que à l’Édition d’après, après avoir obtenu le double de son budget de l’an passé (avec ta photo dans le Dossier de demande de Sponsoring ou d’accompagnement) qu’il t’oublie, toi qui l’a lancé et à qui il a fait des promesses.
Pour aller tenir le même discours à la nouvelle coqueluche, auteur du son de l’heure.
Et ainsi de suite… Chaque temps chaque temps.
MAINTENANT QUE NOUS AVONS TOUS PRIS CONSCIENCE DE NOS MANQUEMENTS,
LA MEILLEURE FAÇON DE LEVER NOS DOIGTS C’EST DE COTISER OU DE PRIER POUR LE LION BLANC.

