Les déclarations récentes de Kemi Seba, faites en marge de ses échanges avec le président de la Transition au Niger, Général Tchiani, continuent de susciter des réactions vives. Le célèbre activiste panafricaniste a affirmé lors d’une conférence de presse à Niamey que des légionnaires français, se faisant passer pour des militaires béninois, opèrent au Niger, au Burkina Faso et au Mali.
Ces accusations ont rapidement attiré l’attention, notamment à Cotonou, où le porte-parole du gouvernement béninois, Wilfried Léandre Houngbédji, a réagi avec fermeté. Selon lui, les affirmations de Kemi Seba sont complètement infondées et ne reposent sur aucune preuve tangible. Il a qualifié ces allégations de stratégie visant à maintenir des accusations calomnieuses contre le Bénin, notamment après l’échec d’une précédente tentative de soulever un débat sur la prétendue présence de bases militaires françaises sur le territoire béninois.
Le secrétaire général adjoint du gouvernement a également invité Kemi Seba à reconsidérer ses propos et à éviter de propager de fausses informations. Cette réaction fait suite à une série de controverses entourant les déclarations de l’activiste, connu pour ses prises de position radicales en faveur de la souveraineté africaine et contre l’influence étrangère sur le continent.
Pour l’instant, il n’y a aucune confirmation indépendante des affirmations de Kemi Seba concernant la présence de légionnaires français se faisant passer pour des soldats béninois dans les pays voisins. Les autorités béninoises continuent de surveiller la situation et ont affirmé leur engagement envers la vérité et la transparence dans tous les aspects des relations internationales du pays.
En attendant, cette nouvelle controverse soulève des questions sur la responsabilité des activistes et des leaders d’opinion dans la diffusion d’informations vérifiées, particulièrement lorsqu’elles concernent des sujets sensibles comme la sécurité nationale et les relations internationales.

