Le sixième adjoint au maire de la commune d’arrondissement de Douala 5è Joseph Espoir Biyong se rappelle de la motivation du peuple pour la dernière élection présidentielle.
En ce 12 octobre 2026, le Cameroun se rappelle la période de la dernière élection présidentielle. Cela fait pratiquement 1 an qu’il a eu lieu. Joseph Espoir Biyong, le sixième adjoint au maire de la commune d’arrondissement de Douala 5ᵉ, s’est adressé au peuple camerounais. Il rappelle les efforts consentis par ses compatriotes pour un objectif bien précis.
Retrouvez ci-dessous sa tribune.
IL Y A UN AN JOUR POUR JOUR: LE 12 OCTOBRE 2025, NOUS NOUS SOMMES LEVÉS. Nous nous sommes levés tôt. Nous avons fait la queue sous le soleil, sous la pluie. Nous avons voté. Non pas pour un homme, mais pour une idée: l’idée qu’on pouvait enfin tourner la page de la gabegie, de la fraude, de l’arrogance et du mépris. Nous avons exprimé notre souveraineté. Mais que s’est-il passé ensuite ? Nous l’avons tous vu. Nous l’avons tous vécu.
Les institutions qui devaient être les arbitres sont devenues nos adversaires. Le ministère de l’Administration territoriale, ELECAM, le Conseil constitutionnel, censés être impartiaux pour garantir la transparence, ont renoncé à l’équité.
Les forces de maintien de l’ordre, censées protéger le peuple, ont choisi d’être loyales à un homme et de protéger un système, au détriment de nous tous.
Ce jour-là, ce n’est pas une élection qu’ils ont confisquée. C’est notre souveraineté qu’ils ont trahie. Ils ont trahi la justice, ils ont trahi la vérité.
Et en trahissant la vérité des urnes, ils nous ont laissé une seule et unique alternative : LA RUE.
Pas la rue de la violence. Pas la rue de la haine.
La rue de la dignité. La rue du Droit. La rue de tous les peuples qui refusent de vivre à genoux dans leur propre pays.
L’histoire nous l’enseigne : quand il n’y a plus de tiers impartial pour dire le droit, c’est au peuple lui-même de défendre son vote. C’est à nous de décider si nous continuerons à subir ce système.
C’est pour cela qu’aujourd’hui je m’adresse au peuple.
Certains nous disent de nous résigner. Ils nous disent d’accepter. Ils nous disent d’avoir peur de mourir.
Mais moi je vous dis : il vaut mieux mourir debout pour la vérité, que de vivre à genoux dans l’esclavage du mensonge, dans notre propre pays.
La réforme profonde du Conseil constitutionnel, d’ELECAM, de l’administration territoriale et de nos forces de sécurité n’est plus une option. C’est une condition de survie pour la Nation.
Elle ne viendra pas d’en haut. Elle viendra de notre courage à tous d’exiger la transparence, aujourd’hui, maintenant, pacifiquement mais sans reculer.
Tant que je serai en vie, je me battrai pour un Cameroun juste, équitable et prospère. Un Cameroun où notre vote compte. Un Cameroun où nos enfants ont un avenir.
Le 12 octobre 2025, nous avons VOTÉ.
Le 12 octobre 2026, nous affirmons que notre vote ne sera JAMAIS ignoré.

