Le militant du MRC Joseph Emmanuel Ateba demande à ce que les choses se poursuivent maintenant que l’idée du débat n’a pas été acceptée.
Un débat politique entre les candidats au poste de président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) n’a pas été agréé par les deux candidats. Cette idée depuis des jours crée un remue-ménage au sein du parti. L’ancien secrétaire national de la Communication du MRC, Joseph Emmanuel Ateba, pense que l’on devrait à présent avancer.
« Personnellement, je pense que l’idée d’un débat entre les candidats aurait été un coup de com pour le MRC qu’autre chose. Maintenant que cela n’a pas été prévu, on peut passer à autre chose sans avoir besoin de tous ces procès », a-t-il écrit.
Pour rappel, l’idée d’un débat entre les deux candidats au poste de président du MRC a été émise par l’équipe de Pierre Emmanuel Binyam. Soumise à celle de Balbine Tiriane Noah, elle n’a reçu qu’un refus, sous le prétexte d’un programme de campagne établi depuis longtemps.
Nji Pefoura II, militant du MRC portant la candidature de Pierre Emmanuel Binyam, a écrit à Serge Eric Dzou. Il lui indique que le débat n’est pas une agitation.
« Serge Eric Dzou je viens de lire ta diatribe fustigeant l’idée d’un débat public et télévisé entre les deux candidats. Cher estimé aîné et AP, je dis que NON. Le débat n’est pas une agitation. C’est la peur de votre camp qui parle. En réfléchissant ainsi, tu valides inconsciemment la posture de Paul Biya qui a toujours évité tout débat avec le professeur Maurice KAMTO… Tu nous dis que « Ma candidate inspire confiance », votez « en dehors de toute agitation ». Voilà le fond du message : « Ne votez pas pour ses idées » ; « Votez pour elle, et surtout ne discutez pas. » La confiance qui exige le silence n’est pas de la confiance. Il devient la soumission. La confiance se gagne dans l’épreuve et pas dans le vide. Une candidate sûre de son leadership n’a rien à craindre d’un débat. Elle a tout à gagner.
Je dirais pour finir aux délégués de voter en ÂME ET CONSCIENCE en se méfiant de ceux qui fustigent l’idée de débat en demandant de voter pour eux. On ne protège pas les délégués en les tenant à l’écart de la contradiction. On les protège en leur donnant tous les moyens de juger. Ceux qui confondent « débat » et « pugilat », « clivage » et « clarification », vous préparent un choix sans regard, sans voix, sans risque pour eux », a-t-il écrit.

