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Isolé, Guillermo Lasso sur la corde raide de la dissolution

Accusé de corruption, menacé de destitution, convoqué mardi par l’Assemblée nationale, le président équatorien Guillermo Lasso a donné sa « réponse » mercredi en annonçant la dissolution de la Chambre basse. « C’est une décision démocratique parce qu’elle est constitutionnelle et parce qu’elle donne au peuple équatorien le pouvoir de décider de son avenir lors des prochaines élections », a-t-il tenté d’argumenter, entouré de ses principaux ministres, lors d’une allocution télévisée. La Constitution équatorienne, adoptée en 2008, autorise le chef de l’État à dissoudre l’Assemblée en cas de « crise politique grave ». C’est la première fois qu’un président équatorien utilise ce droit de dissolution, qui ne peut être utilisé qu’une seule fois au cours des trois premières années de son mandat.

un « coup d’État »

Pour l’ancien président Rafael Correa (en poste de 2007 à 2017), qui dirige l’opposition malgré ses huit ans de prison par contumace pour corruption et vit en exil en Belgique, la décision de Guillermo Lasso est « illégal » et relève d’une  » Rébellion « .  » N’ayant pas les voix nécessaires pour se sauver d’une destitution imminente, Lasso mène un lâche coup d’État avec l’aide de la police et des forces armées, sans le soutien des citoyens.», a de son côté réagi sur Twitter Leonidas Iza, le patron de la puissante organisation indigène Conaie.

Le président de droite, élu de justesse (52,4 %) en 2021 face au candidat socialiste Andrés Arauz, soutenu par Rafael Correa, est plombé par son impopularité et surtout par des accusations de détournements de fonds. Il lui est reproché d’avoir eu connaissance d’un marché public relatif au transport de pétrole brut nuisible à l’Equateur et de ne pas être intervenu pour y mettre fin dès sa prise de fonction en mai 2021. Il s’agit de l’Assemblée nationale et non de la judiciaire qui mène ce « procès en destitution ». En juin 2022, des députés avaient déjà tenté de limoger cet ancien banquier ultralibéral de 67 ans, au moment de violentes manifestations indigènes contre la hausse du coût de la vie. Douze voix avaient alors échoué.

une élection dans les 90 jours

Le Conseil national électoral (CNE) a jusqu’à mercredi pour convoquer ces élections. Le vote doit avoir lieu dans les 90 jours. Guillermo Lasso pourra se représenter. Les observateurs prévoient un renforcement de la gauche au Parlement mais ne commentent pas le résultat de l’élection présidentielle. « Le mouvement de droite est fragilisé par un gouvernement qui a moins de 15% de crédibilité » souligne pour l’Agence France-Presse le politologue Santiago Cahuasqui, de l’université privée SEK, pour qui « les mouvements du centre et de la gauche pourraient avoir plus de perspectives et de possibilités ». Scénario d’une gauche exaltée également privilégiée par le…

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