Horreur à Bangou : ils déterraient des corps pour vendre les os à 20 millions FCFA

Cameroun Actuel
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Deux trafiquants présumés d’ossements humains ont été appréhendés à Bangou, dans la région de l’Ouest, alors qu’ils s’apprêtaient à écouler leur butin sur le marché noir.

À la suite d’une information faisant état de la présence d’un individu en possession d’ossements humains, le commandant de la compagnie de gendarmerie de Baham, le chef d’escadron Mebouinz Daniel Fritz, a, sur instruction du commandant de la Légion de gendarmerie de l’Ouest, conduit une opération coup de poing le 27 février 2026 à Bangou, dans le département des Hauts-Plateaux, région de l’Ouest.

Cette opération a permis l’interpellation d’un premier suspect, âgé de 22 ans, trouvé en possession d’un sac contenant des ossements humains. Son exploitation a conduit à l’arrestation de son présumé complice, âgé de 30 ans. Selon le Dr Kamga Abel, médecin légiste, ces restes appartiendraient à un individu de sexe masculin.

D’après le chef d’escadron Mebouinz Daniel Fritz, les deux suspects ont été appréhendés alors qu’ils s’apprêtaient à écouler leur butin sur le marché noir, pour un montant estimé à 20 millions de FCFA. Leur mode opératoire consistait à creuser les tombes en journée, avant d’en extraire les ossements humains à la faveur de la nuit.

Face à la recrudescence de l’insécurité observée ces derniers mois dans les Hauts-Plateaux, l’officier supérieur appelle les populations à davantage de vigilance et à une collaboration accrue avec la gendarmerie nationale. Les deux présumés trafiquants ont été mis à la disposition de la justice.

Le trafic d’ossements humains est visiblement lucratif pour ses pratiquants, et favorise de ce fait une montée en puissance de la profanation des tombes dans plusieurs régions du Cameroun. Et pourtant, cette activité est réprimée par la législation camerounaise, en l’occurrence l’article 274 alinéa 1 du Code pénal camerounais, avec une peine d’emprisonnement allant de 3 mois à 5 ans.

Le code pénal camerounais prévoit en effet que : « Celui qui viole des tombeaux ou sépultures, profane tout ou partie d’un cadavre humain, enseveli ou non, est puni d’un emprisonnement de 3 mois à 5 ans et d’une amende de 10 000 à 100 000 FCFA ».

Pour les observateurs, cette disposition de la loi n’est pas assez forte pour décourager les trafiquants d’ossements humains au regard des millions de FCFA que l’activité génère. Ce qui explique également la détermination et la capacité des trafiquants à corrompre tous ceux qui constituent un obstacle à leur business.

« Comment imaginer qu’on peut transporter des ossements humains de l’Est jusqu’à l’Ouest ? Ça veut tout simplement dire que certains hommes en tenue aux différents points de contrôle n’ont pas fait leur travail ou alors ils ont laissé passer contre un pot-de-vin », conclut un observateur.

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