Une assemblée générale extraordinaire du Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam), la principale organisation patronale du pays, est prévue le 11 juillet 2023 à Douala, la capitale économique.
Pour cette rencontre capitale, au cours de laquelle les membres du Gicam sont appelés à se prononcer sur le traiter de fusion avec Entreprises du Cameroun (Ecam), une autre organisation patronale dirigée par Protais Ayangma, Célestin Tawamba, qui préside aux destinées du Gicam, a envoyé des convocations aux membres depuis le début du mois de juin.
Mais, au final, malgré la débauche d’énergie autour de l’organisation de cette AG extraordinaire, la rencontre pourrait bien ne pas avoir lieu. Et pour cause, ce 10 juillet 2023, le tribunal de grande instance du Wouri (TGI) statue sur une procédure en annulation du traité de fusion entre le Gicam et Ecam, signé le 5 avril 2023 entre les présidents des deux organisations patronales.
Cette procédure judiciaire a été déclenchée le 19 juin 2023 par quatre entreprises membres du Gicam, dont les dirigeants sont fermement opposés à une fusion qui débouchera sur la dissolution du Gicam. « Dans ce cadre procédural, nous espérons obtenir une décision qui viendra mettre un terme à tout ce qui s’est fait depuis le 5 avril 2023 », explique Me Guy Richard Zibi Ndzinga, l’un des conseils des contestataires du traité de fusion.
Concrètement, les sociétés Firstransact International Services Company (Fisco Sarl), Mit Chimie, SCS Sarl (société camerounaise de savonnerie) et Fobs Limited accusent les signataires du traité de s’être « mutuellement accordé des pouvoirs exorbitants en violation des statuts du Gicam et de son code éthique », d’agir « en marge de la légalité, notamment de la loi de 1990 relative à la liberté d’association », de porter « un tort considérable à l’intérêt associatif des membres du Gicam et son image de marque », de mettre « en péril les intérêts du Gicam. Car, sur le fondement dudit traité, Sieur Tawamba s’est illégalement et inéluctablement engagé sur la voie de la dissolution pure et simple du Gicam par voie de fusion, en marge de la législation en vigueur, qui ne prévoit nullement une procédure de fusion entre deux associations », peut-on lire dans la requête des quatre adhérents du Gicam.
Contestation de l’évaluation des actifs du Gicam
À côté de cette procédure en annulation du traité de fusion, ce même 10 juillet 2023, le TGI du Wouri est appelé à statuer sur une autre procédure initiée par les mêmes acteurs. Celle-ci vise, cette fois-ci, à obtenir du tribunal une décision interdisant à messieurs Célestin Tawamba et Protais Ayangma de poser des actes en exécution du traité de fusion. « Cette procédure cible essentiellement les acteurs qui ont, sans mandat de leurs assemblées générales respectives, engagé les deux… […] Lire la suite
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