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Emmanuel Sadi répond à Theiller Onana : « Paul Biya demeure le président légal du RDPC »

René Emmanuel Sadi, ministre de la Communication
René Emmanuel Sadi, ministre de la Communication - Droits réservés

Dans une interview accordée à la radio allemande DW le 9 juillet 2025, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, a tenu à apporter des précisions sur le statut de Paul Biya au sein du RDPC.

René Emmanuel Sadi, un élu de votre parti, le RDPC, Léon Theiller Onana, a contesté devant ELECAM, l’organe chargé d’organiser les élections au Cameroun. Léon Theiller Onana conteste donc une éventuelle candidature du président Paul Biya à cette élection présidentielle d’octobre car, selon lui, le dernier congrès qui a reconduit Paul Biya à la tête du parti a eu lieu en 2011.

Ce militant ignore qu’en 2016, le bureau politique de notre parti, qui est une instance de décision, s’est réuni et a prorogé le mandat du président de la République. Ce texte dit que le président de la République, le président Paul Biya, président national du parti, reste président jusqu’à la tenue du prochain congrès du parti.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que tant qu’il n’y a pas de congrès, c’est lui qui demeure président légal de notre parti. Vous vous posez la question de savoir pourquoi il n’y a pas eu de congrès. C’est la conjoncture.

Le congrès peut se tenir si les conditions le permettent. Le congrès, s’il ne s’est pas tenu jusqu’à présent, le secrétaire général du comité central, M. Jean Nkuété, a certainement des raisons qu’il pourrait avancer pour éclairer cette situation, donner des explications qui conviennent.

Mais ce que nous savons en tant que militants, moi-même membre du bureau politique, ancien secrétaire général du comité central, je sais que le président ne viole pas la loi.

Il est un président parfaitement dans la légalité du parti. Tant qu’il n’y aura pas de congrès, pour des raisons conjoncturelles, le président Biya demeure président du parti.

Oui, justement, les tests statutaires du RDPC sont clairs, M. le ministre. Le président du parti au pouvoir, le RDPC, est élu pour un mandat de 5 ans à l’issue d’un congrès. Or, l’instance suprême du parti ne s’est plus réunie depuis 2011, depuis 14 ans.

Oui, mais je vous dis qu’il y a eu une décision du bureau politique qui proroge le mandat du président. Le bureau politique est une instance qui a ces prérogatives-là.

Et c’est pour ça qu’on peut opposer à ceux qui contestent la légalité de la posture présidentielle que non, le bureau politique, qui est une instance majeure, a prorogé son mandat jusqu’à la tenue du prochain congrès. Et le congrès ne s’est pas encore tenu, je pense, pour des raisons conjoncturelles.

Mais je suis mal placé pour vous donner toutes ces raisons. Le secrétaire général du comité central pourrait mieux nous dire pourquoi, jusqu’à présent, il n’a pas pu organiser un congrès ordinaire du RDPC ou un congrès extraordinaire.

Alors, l’élection présidentielle au Cameroun, sauf report, aura lieu le 12 octobre prochain. Est-ce qu’entre-temps ou avant cette échéance, un congrès extraordinaire du parti, du RDPC, sera organisé pour désigner son candidat à cette élection présidentielle ?

Ça dépendra du président national et du secrétaire général. C’est lui qui exécute les instructions du président national. Et je pense qu’entre ces deux personnes, une décision pourra être prise, dans un sens comme dans l’autre.

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