Le journal Mutations, devenu au fil des décennies un pilier de la presse écrite au Cameroun, a vu le jour le 8 juillet 1996 grâce à l’engagement de neuf personnalités visionnaires, parmi lesquelles six journalistes, un homme d’affaires, un professeur d’université et un ingénieur. Tous sont encore en vie à ce jour, comme l’a rappelé avec émotion Emmanuel Gustave Samnick, l’un des cofondateurs.
Emmanuel Gustave Samnick a présenté les pères fondateurs du journal Mutations dans un entretient accordé au journaliste Hervé Tiwa dans le cadre de ses recherches doctorales, en les termes suivants :
« Je suis l’un des neuf fondateurs de Mutations. Grâce à Dieu, nous sommes tous vivants, vous pouvez vérifier à tous les niveaux. Nous étions six journalistes. Un homme d’affaires, un professeur d’université et un ingénieur de génie civil. Je cite les journalistes : Haman Mana, Alain Blaise Batongue, moi-même Emmanuel Gustave Samnick, Félix Cyriaque Ebolé Bola, Emmanuel Mbédé et Mireille Bisseck Eyouck.
L’homme d’affaires, c’est l’actuel PCA du SMC, Protais Ayangma ; le professeur d’université c’est Maurice Kamto et l’ingénieur s’appelle Alphonse Soh. Nous sommes tous vivants. Nous lançons le premier numéro de ce journal le 08 juillet 1996 au terme d’une longue préparation qui a fait plus de 06 mois parce que nous commençons, fin novembre 1995 à y réfléchir » affirme Emmanuel Gustave Samnick.
Ayant participé à toutes les étapes de création et de développement de ce journal, notre interviewé apporte les précisions suivantes sur la genèse de ce journal :
« Au départ, le projet s’appelait Génération 2. Mais il faut noter qu’avant Mutations, nous avons participé, moi étant jeune journaliste à la création de Génération pas comme fondateur mais comme membre de la première équipe de rédaction en 1994. Malheureusement, le porteur de projet, paix à son âme, Vianney Ombé Ndzana a rapidement dévoyé le projet au plan éditorial alors que nous étions encore de jeunes journalistes.
J’étais toujours avec Alain Blaise Batongue qui est son camarade de promotion à l’ESSTIC. Protais Ayangma, Maurice Kamto et Alphonse Soh qui étaient dans le projet de Génération décident de lancer Génération 2 pour pérenniser un projet ambitieux et unique qui disparaissait.
Je rappelle que Génération était un peu la version camerounaise de Libération en France. C’est-à-dire un journal progressiste qui utilise les professionnels, mais avec beaucoup de fantaisies, beaucoup de profondeur dans la recherche des sujets, dans le traitement de l’information.
C’est donc dans cet esprit de pérennisation que nous décidons de lancer Génération 2 en y associant des journalistes connus notamment : Haman Mana, Félix Cyriaque Ebolé Bola, Emmanuel Mbédé et Mireille Bisseck.
Au terme de longs mois de brainstorming sur le projet, il va épouser le titre Mutations. C’est d’ailleurs l’un des amis de Protais Ayangma qui suggère ce nom à la dernière minute. Voilà en gros les circonstances qui ont vu naître le journal Mutations qu’on connaît aujourd’hui. » raconte E. Gustave Samnick.
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