Le corps de Djoumessi Stéphane, élève en première année mécanique au lycée technique de Sodiko, a été retrouvé sans vie après plus de vingt-quatre heures de recherches, enterré à la hâte dans un chantier abandonné de Douala.
Le jeune garçon, enlevé sur le chemin de l’école le 12 novembre, aurait été la cible d’un kidnapping avec demande de rançon, tandis que les premiers éléments de l’enquête pointent vers un suspect inattendu : son propre cousin.
Selon les informations recueillies auprès de la famille et confirmées par la gendarmerie, les ravisseurs avaient exigé la somme considérable de vingt millions de francs CFA pour relâcher l’adolescent. Une exigence qui témoigne non seulement d’une violence extrême, mais aussi d’une sophistication croissante de certains réseaux criminels opérant dans la capitale économique.
La découverte du corps, enfoui dans un terrain laissé à l’abandon, soulève par ailleurs des questions troublantes sur l’absence de surveillance sécuritaire dans ces zones désertées.
Le principal suspect, présenté comme le cousin de la victime, a été interpellé et placé en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie de Bonendale. Si les enquêteurs restent pour l’instant discrets sur les motivations présumées, ce rebondissement choque profondément l’opinion : comment un acte d’une telle brutalité peut-il émerger au sein même du cercle familial ?
Cette affaire met aussi en lumière la fragilité des mécanismes de protection autour des jeunes dans certains quartiers de Douala, où les enlèvements avec demande de rançon tendent à se banaliser.
En attendant les résultats de l’enquête, la famille de Stéphane demeure plongée dans une douleur indicible, partagée par un voisinage encore sous le choc. Ce drame, qui mêle cupidité, trahison et défaillances sécuritaires, appelle à une réaction ferme des autorités pour empêcher que de telles tragédies ne se répètent.
Douala, une fois de plus, se retrouve face à une réalité inquiétante : celle d’une ville où la vulnérabilité des plus jeunes devient un terrain fertile pour des crimes d’une rare cruauté.
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