Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), envoyé spécial.
Un coup de tonnerre en guise de conclusion à la deuxième journée du 53e congrès de la CGT. Réunis à Clermont-Ferrand mardi, les congressistes ont rejeté les résultats de la direction sortante. Le rapport a été rejeté par 50,32% des voix.
« Ce n’est malheureusement pas une surprise », a commenté Sébastien Menesplier, secrétaire général de la CGT mines-énergie. Céline Verzeletti, dont le nom est mis en avant par les fédérations comme une possible alternative à Marie Buisson pour succéder à Philippe Martinez, souligne « un désaveu pour la direction sortante », tout en appelant « comprendre le message envoyé par les syndicats » de la CGT.
Pour voter, les délégués ont reçu des mandats des membres du syndicat, après que le rapport d’activité a été discuté dans les structures locales.
Dnas les mésententes, la participation de la CGT au collectif Plus jamais ça
Lors des débats, les désaccords portaient notamment sur la participation de la CGT au collectif Plus jamais ça. Comme Clarisse Delalondre, de la CGT mines-énergie, qui plaide le combat de sa fédération pour empêcher la fusion de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) dans l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). « Dans ce combat, anti- et pronucléaires se sont unis pour maintenir l’indépendance de l’IRSN, à une exception près, Greenpeace », elle pointe.
D’un autre avis, Nadine Castellani-Labranche (CGT enseignement, recherche, culture) a affiché sa fierté que la centrale syndicale se retrouve « à la fois aux côtés des salariés en première ligne pendant le confinement, tout en disant ‘Plus jamais ça’, afin d’inverser la logique de discrimination sur les femmes et sur l’écologie ».
De son côté, le délégué syndical à La Chapelle-Darblay, Cyril Briffault, a rappelé l’utilité de la convergence des luttes sociales et écologiques dans le sauvetage durement gagné de la papeterie menacée de fermeture.
« Camarade Philippe Martinez, qui vous a donné mandat pour parler de médiation ? »
La proposition de médiation annoncée par l’intersyndicale et confirmée par le secrétaire général sortant de la CGT dans la matinée n’a d’ailleurs pas manqué de faire réagir les délégués lors du débat de l’après-midi. « Camarade Philippe Martinez, qui vous a donné mandat pour parler de médiation ? » a interrogé Murielle Morand (CGT chimie).
« Qu’une intersyndicale appelle à la fermeture de la France le 7 mars ne s’est jamais vue dans l’histoire du mouvement social, a répondu Catherine Perret, secrétaire confédérale. Certes la CGT est à la pointe du combat, mais cette unité…

