Un concours spécial de recrutement de 30 élèves magistrats d’expression anglaise à la Division de la Magistrature et des Greffes de l’École Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) fait polémique en raison de la présence de candidats non anglophones sur la liste des inscrits.
Ce concours, qui se déroulera du 27 au 28 juillet à Bamenda, Buea, Douala et Garoua, a attiré 206 candidats, dont un a été disqualifié pour défaut de diplôme authentique. Selon les observations de nos confrères de Mimi Mefo Infos, le concours était initialement destiné aux personnes originaires des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun. Le ministère de la Fonction publique et des Réformes administratives, organisateur du concours, a déclaré qu’il visait à recruter des élèves magistrats d’expression anglaise.
Cependant, Mimi Mefo Infos dit avoir identifié plusieurs noms sur la liste provenant de localités telles que Sangmelima, Yaoundé, Douala et Bafoussam. Après une enquête plus approfondie, Mimi Mefo Infos a découvert que ces individus ont des racines et des résidences actuelles en dehors des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. De plus, leurs publications sur les réseaux sociaux sont entièrement en français, ce qui soulève des doutes sur leur maîtrise de l’anglais.
Certains de ces candidats ont obtenu leur qualification anglaise en fréquentant des écoles secondaires dans les régions anglophones. Néanmoins, cette situation a suscité des inquiétudes quant à l’intégrité du processus de sélection, car le concours était censé favoriser les natifs des régions anglophones du Cameroun.
Sur les 205 candidats restant en lice, seuls 30 seront sélectionnés dans les sections judiciaire, administrative et d’audit. Le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative a invité les candidats à consulter la liste provisoire des personnes autorisées à passer ce concours auprès des Délégations régionales ou sur le site Internet du ministère.
Le ministre n’a pas précisé si les candidats retenus seraient affectés à la magistrature de common law. Il convient de rappeler que l’une des principales raisons des protestations des avocats de common law en 2016 était le déploiement par le gouvernement de magistrats ne maîtrisant ni l’anglais ni la tradition judiciaire de common law dans les régions anglophones. Ils avaient exigé que le gouvernement affecte des magistrats et des juges maîtrisant l’anglais dans ces régions.
Toutefois, la liste du ministre pour le recrutement des magistrats inclut des individus qui, bien que parlant probablement anglais, ne sont pas originaires des régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, ce qui suscite des interrogations et des critiques sur l’équité et la transparence du processus de sélection.
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