Le parquet norvégien s’apprête à poursuivre le dirigeant séparatiste Ayaba Cho Lucas pour complicité présumée dans des crimes de guerre et des actes terroristes liés au conflit qui sévit dans les régions anglophones.
Le journal norvégien VG a rapporté, mercredi 4 novembre, que le procureur Carl Fredrik Fari a confirmé ces accusations, affirmant qu’Ayaba dirigeait des groupes armés au Cameroun tout en résidant en Norvège.
Les enquêteurs s’appuieraient sur des conversations WhatsApp et d’autres preuves numériques extraites de ses appareils. Le ministère public a abandonné un autre chef d’accusation, portant sur des crimes contre l’humanité, faute de preuves suffisantes.
Ayaba, arrêté à Oslo le 24 septembre 2024, demeure en détention provisoire. Selon l’agence de presse norvégienne NTB, il encourt jusqu’à 30 ans de prison en cas de condamnation.
Son procès doit s’ouvrir le 24 novembre devant le tribunal de district d’Oslo et se poursuivre jusqu’au 19 mars 2027. Ayaba conteste ces allégations. Son avocat affirme que, selon lui, ses activités s’inscrivent dans le cadre de la lutte pour l’autodétermination des régions anglophones.

