Cameroun : 460 dénonciations pour corruption et manquements professionnels dans la justice en 2024-2025

Cameroun Actuel
3 Min Read

Les chiffres sont de la délégation camerounaise lors de l’examen du sixième rapport périodique du Cameroun devant le Comité des droits de l’homme des Nations Unies.

La corruption reste un fléau préoccupant au Cameroun. Elle constitue un point d’ombre dans la garantie et l’exercice des droits humains dans le pays. Le Comité des droits de l’homme des Nations Unies chargé de veiller à l’application du Pacte international relatif aux droits civils a soulevé la question lors de l’examen du rapport périodique du Cameroun les 22 et 23 octobre dernier.

D’après le rapport publié par le comité, la délégation camerounaise révèle 460 dénonciations pour manquements professionnels et corruption entre 2024 et 2025 traitées par l’inspection générale des services judiciaires du ministère de la Justice. Certains ont donné lieu à la prescription de 210 enquêtes dont la nature, le résultat et les motifs ne sont pas déterminés. Le Cameroun ne précise pas non plus combien d’enquêtes concernent la corruption.

La délégation camerounaise conduite par l’ambassadeur Salomon Eheth reconnait néanmoins que la corruption met en péril le développement de l’État. Et qu’un dispositif législatif et institutionnel existe pour prévenir, détecter et réprimer les actes de corruption et les infractions assimilées. Il comprend la Commission nationale anti-corruption, l’Agence nationale d’investigation financière et les juridictions. Cette architecture répond à la préoccupation du membre du comité Wafaa Ashraf Moharram Bassim sur l’absence d’un mécanisme public d’évaluation des questions liées à la corruption. Et sur l’existence d’une législation spécifique sur la protection des lanceurs d’alerte.

Concernant ce dernier volet de la question, la délégation camerounaise explique que la stratégie nationale de lutte contre la corruption 2020-2030 cible de nombreux domaines dans lesquels la lutte se déploie. C’est dans le cadre de cette lutte que les dénonciations suscitées ont été faites dans le secteur de la justice.

Le pays traite encore des obstacles qui se dressent contre ce dispositif de lutte. Il en va ainsi des barrières liées à l’information d’intérêt public et à la protection des personnes qui signalent les faits de corruption. La délégation camerounaise informe qu’un cadre législatif spécifique est à l’étude pour encadrer la situation.

Lors de la présentation officielle du 15è rapport sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun, la CONAC a formulé la recommandation sur le plan législatif de voir se concrétiser le processus d’internalisation des instruments juridiques internationaux par l’adoption d’une loi anti-corruption.

Share This Article
Suivez les dernières nouvelles de dernière minute et les développements du Cameroun et du monde entier avec Cameroun Actuel. De la politique à l'économie et à l'environnement, des problèmes locaux aux événements nationaux et aux affaires mondiales, nous avons ce qu'il vous faut.
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Activer les Notifications OK Non Merci