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Brenda Biya : « je suis un peu le mouton noir de ma famille »

Dans une interview accordée au journal français Le Parisien, Brenda Biya a répondu indirectement à Calixthe Beyala. L’écrivaine panafricaniste Calixthe Beyala exhorte la fille du chef de l’Etat camerounais, Brenda Biya, à mieux travailler à la socialisation en militant pour des causes qui peuvent aider la population. L’auteure de « L’homme qui m’offrait le ciel » suggère des causes telles que l’accès à l’eau potable et l’électricité pour tous.

Le sujet est sur toutes les lèvres au Cameroun. En effet, depuis quelques jours, Brenda Biya est au centre de l’actualité après avoir publié une photo sur son compte Instagram où elle apparaît amoureusement avec sa « copine ». Ce geste fait scandale, car l’homosexualité est réprimée par la loi camerounaise.

Réagissant à cette actualité, Calixthe Beyala a rédigé un texte à l’endroit de Brenda Biya. Dans ce texte, elle félicite Brenda pour sa maturité en ce qui concerne certains faits touchant à la justice sociale dans le monde. « Ma très chère fille Brenda Biya. Je constate avec joie que tu as aujourd’hui la maturité nécessaire pour porter des causes liées à la justice humaine. Et je t’en félicite », souligne l’auteure.

Beyala invite Brenda Biya à s’impliquer davantage dans les causes sociales au Cameroun. « Néanmoins, il me serait agréable de te voir agir également sur le plan de l’égalité des droits au travail, aux soins, à la scolarisation, à l’accès à l’eau potable et à l’électricité pour tous nos compatriotes qui souffrent tant. Tu pourras compter sur moi pour te soutenir dans ces combats que je mène déjà. J’attends ta réaction positive à mes attentes. Je t’exprime toute ma tendresse », poursuit-elle.

Dans une interview accordée au journal français Le Parisien, Brenda Biya a répondu indirectement à Calixthe Beyala. « C’est beaucoup de pression. Parce que les gens ont beaucoup d’attente envers vous. J’ai toujours pensé que je n’étais pas vraiment faite pour ce rôle. Je le vois un peu comme une cage dorée. Je suis un peu le mouton noir de ma famille. Quand j’ai quitté le Cameroun au collège pour la Suisse, ça m’a un peu libérée », a-t-elle déclaré.

Les paroles de Calixthe Beyala et la réponse de Brenda Biya mettent en lumière les défis auxquels fait face la fille du président et les attentes placées en elle pour jouer un rôle significatif dans la société camerounaise.

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