Après la France, Issa Tchiroma saisit la justice suisse pour les violences post-électorales

Cameroun Actuel
3 Min Read

L’ancien ministre Issa Tchiroma Bakary et candidat à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 a rendu publique l’annonce le 11 juillet dernier. Son action, dit-il, s’inscrit dans le prolongement de la saisine de la justice française et vise le régime de Yaoundé.

Sur le fondement de la compétence universelle, Issa Tchiroma Bakary saisit la justice suisse. L’action intentée a pour objet les massacres et autres actes de répression perpétrés contre les Camerounais qui revendiquaient la vérité des urnes au terme de la présidentielle d’octobre 2025.

D’après l’initiateur des plaintes, la saisine de la justice en Suisse, de la justice française et le dépôt des plaintes en cours dans d’autres pays visent un objectif. Celui de lutter contre l’impunité et contre les violences commises sur les Camerounais au lendemain du scrutin du 12 octobre 2025. Et ce, dans un contexte où, toujours d’après lui, le régime de Yaoundé continue de priver des milliers de Camerounais de leur liberté dans des conditions inhumaines. Le but est tant de museler tous ceux qui portent le combat de la revendication et de la dénonciation au Cameroun, à l’instar de Jacques Bertrand Mang et Joseph Espoir Biyong.

Dans ses plaintes, Issa Tchiroma Bakary vise les auteurs, les complices, les exécutants et les donneurs d’ordres de ces violences. Son engagement est que ces derniers soient poursuivis, traqués et jugés partout où ils seraient tentés de se réfugier pour échapper à leurs responsabilités. Qu’ils soient châtiés d’une part. Et d’autre part, que les victimes obtiennent justice et intégrale réparation de leurs préjudices.

Pour ce faire, l’homme politique multiplie les plaintes et les dépose dans des pays qui ont signé des conventions internationales relatives aux cas de violences mentionnés ci-dessus. Il s’agit en particulier de la Convention de New York du 10 décembre 1984 contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, et de la convention de New York du 20 décembre 2006 contre les disparitions forcées.

Si l’homme politique, soutenu par une équipe d’avocats, est libre de saisir toute justice qu’il trouve compétente, il se pose néanmoins des questions sur la mise en œuvre des procédures judiciaires contre les personnes morales ou physiques qu’il cible.

Share This Article
Suivez les dernières nouvelles de dernière minute et les développements du Cameroun et du monde entier avec Cameroun Actuel. De la politique à l'économie et à l'environnement, des problèmes locaux aux événements nationaux et aux affaires mondiales, nous avons ce qu'il vous faut.
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Activer les Notifications OK Non Merci