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André Luther Meka : « le ballet de réception chez Kamto a accouché d’une souris »

Le militant du RDPC André Luther Meka a réagi ce vendredi au choix de Maurice Kamto de ne pas donner de consigne de vote en vue de l’élection présidentielle du 12 octobre prochain.

Dans une sortie médiatique, il a qualifié cette posture de « ballet de réception accouchant d’une souris », estimant que les partisans du leader du MRC sont désormais confrontés à une impasse politique.

« On vous parle, vous ne comprenez pas. Le ballet de réception chez Kamto a accouché d’une souris. Aucune consigne de vote. Je vous ai dit que pour les Ntaahlibans c’est KOR, Kamto ou rien. Kamto et ses militants le savent. La solution pour sanctionner ces embrouilles et instabilités idéologiques, c’est de voter Paul Biya, le candidat de l’espérance et de l’espoir« , écrit André Luther Meka.

Dans une déclaration, Maurice Kamto a reconnu avoir échoué à convaincre les onze candidats de l’opposition à s’unir autour d’une coalition. Il a invité ses partisans à « voter librement » pour le candidat de leur choix.

« Mes chers compatriotes,

Malgré la décision inique et ignoble de rejet de ma candidature à l’élection présidentielle prévue en octobre prochain, de nombreux Camerounais ont continué de penser que je peux encore jouer un rôle important quant à l’issue de ce scrutin.

Je les remercie de leur estime renouvelée et de leur confiance inébranlable. J’ai écouté leurs appels, réitérés, et me suis résolu à voir dans quelle mesure je pouvais y répondre au mieux, comme c’est toujours le cas lorsque l’intérêt supérieur et l’avenir de notre pays m’interpellent.

C’est dans cet esprit que j’ai lancé, le 16 septembre dernier, un appel aux candidats de l’opposition en lice à l’élection en question. Je les exhortais à s’unir, idéalement derrière l’un d’entre eux ou, à défaut, à former une coalition de plusieurs candidats de poids autour de l’un de ceux qui, parmi eux, ont une grande expérience politique et de la gestion de l’État, en l’occurrence l’un des deux candidats originaires de la partie septentrionale du pays, sur la base d’une entente préalable entre ces derniers. Une telle démarche était, à mon sens, susceptible d’enclencher une dynamique populaire nationale.

Elle aurait permis la mutualisation des efforts et d’éviter la dispersion des voix, rendant inéluctable la victoire du candidat porté par l’ensemble du peuple du changement, autant dire tout le peuple camerounais.

Depuis cet appel, j’ai reçu et échangé avec sept des onze candidats de l’opposition, y compris les plus importants, ainsi qu’avec quelques personnalités de la société civile. Je n’ai pas épargné mes efforts pour encourager la réalisation d’une entente entre les candidats de l’UNDP et du FSNC, afin de rendre possible une coalition même limitée des candidats de l’opposition autour d’eux.

Cette démarche offrait, à mes yeux, une réelle chance de victoire qui répondrait au désir profond de changement qui monte du pays tout entier. L’engagement tardif dans la course à la fonction de président de la République des deux candidats originaires du Grand Nord, que l’opinion semble considérer comme les candidats majeurs à l’élection à venir, ne leur a pas laissé le temps de préparation multiforme. Indispensable pour espérer l’un ou l’autre, créer tout seul une dynamique de victoire.

Aujourd’hui, vendredi 26 septembre 2025, nous sommes à la veille de l’ouverture de la période officielle de la campagne électorale, au cours de laquelle on devrait présenter un candidat de la coalition aux électeurs et à tout le peuple camerounais à travers le pays, expliquer sa mission, fixer son visage dans l’esprit des électeurs, surtout dans les zones rurales. Or, un tel candidat n’a pu être trouvé aux Grandes Dames des Camerounais. Il y a donc lieu de faire le constat suivant.

  1. L’absence d’une coalition de candidats même limités avec les deux candidats du Grand Nord, capables de fédérer les moyens et de créer une dynamique populaire puissante, en mesure d’assurer la victoire du peuple à l’élection présidentielle prochaine.
  2. L’existence de profondes divisions au sein de la population, en particulier parmi les soutiens des candidats de l’UNDP et du FSNC, conséquence de l’absence d’une entente pour un seul candidat parmi les deux.
  3. La perspective d’un éparpillement des voies susceptibles de compromettre sérieusement les chances de victoire d’un candidat de l’opposition.

En conséquence de tout ce qui précède, nous, Maurice Kamto et l’Alliance politique pour le changement, qui soutenions ma candidature, sommes parvenus à la conclusion qu’il convient de laisser à chaque électeur la responsabilité pleine et entière de voter librement, en son âme et conscience, pour le candidat de l’opposition de son choix, lors de l’élection présidentielle prévue le 12 octobre 2025″.

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