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Affaire Mathis : voici pourquoi Dagobert Nwafo risque la peine de mort

Après son inculpation le 27 mai 2025, le juge d’instruction près le tribunal de grande instance du Mfoundi a ordonné que Dagobert Nwafo soit placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Yaoundé.

Deux semaines après avoir tué Mathis de coups de poignards, Dagobert Nwafo est placé en détention à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé. Sur ordonnance et mandat du juge d’instruction près le tribunal de grande instance du Mfoundi, le magistrat Jean Daniel Lembe Toto, le commissaire central n° 1 l’a déposé hier à la maison d’arrêt.

Il y a passé sa première nuit et y restera jusqu’au 27 novembre 2025, date à laquelle le régisseur de prison le présentera au cabinet du juge d’instruction.

Après l’enquête préliminaire, Dagobert Nwafo est inculpé « d’assassinat » et c’est à ce titre qu’il est poursuivi devant la justice camerounaise.

L’infraction est prévue et punie par les articles 74 et 276 du Code pénal. Alors que l’article 74 donne les caractéristiques d’une personne pénalement responsable, l’article 276 traite de l’assassinat proprement dit.

Aux termes de cet article intitulé assassinat, « est puni de mort, le meurtre commis soit : a) avec préméditation, b) par empoisonnement, c) pour procéder au trafic des organes de la victime (…) ».

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Au terme de la procédure judiciaire, le tribunal prononcera le jugement dans lequel la condamnation définitive sera connue. Pour l’instant, au regard de l’inculpation, l’accusé risque la peine de mort. La procédure est parvenue à cette étape plus de deux semaines après la mort du petit Mathis dont le corps est scellé à la morgue.

Dans une interview accordée à nos confrères de la CRTV télé, le préfet du Mfoundi a expliqué pourquoi les autorités ont pris 18 jours pour l’enquête préliminaire alors que toutes les preuves semblaient être réunies depuis la commission des faits.

Emmanuel Mariel Djikdent a déclaré « qu’il y a des actes à poser avant pour que le dossier soit bien complet.  Je peux vous dire qu’il fallait quand même poser certains actes par des professionnels, notamment un médecin légiste qui devait faire l’autopsie ».

Pendant ce temps, l’indignation de l’opinion montait. De nombreuses figures connues, en particulier de la scène musicale et de la défense des droits des femmes, commençaient à crier à l’injustice et à demander la célérité dans le traitement du dossier de Dagobert Nwafo.

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Son déferrement à la prison survient au lendemain de la descente devant le commissariat d’un groupe de femmes vêtues de noir en signe de protestation.

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