Dans une lettre datée du 29 octobre 2026 à Garoua, l’Association pour la défense des droits des opprimés (ADDO) formule une plainte contre X pour ce qu’elle décrit comme un enlèvement suivi d’un possible assassinat.
Adressé à Paul Biya en sa qualité de président du Conseil supérieur de la magistrature, sous couvert du gouverneur du Nord, le courrier demande des investigations. Les deux pages ne portent toutefois aucun accusé de réception permettant de confirmer le dépôt de la plainte.
Hassana Tchiroma, président de l’ADDO, présente Hadja Haoua comme une militante de longue date du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). Dès le 14 septembre, l’association et des habitants de Garoua avaient demandé au chef de l’État de préciser si elle était détenue et où elle se trouvait. Le courrier du 29 octobre mentionne une autre démarche, datée du 1ᵉʳ octobre.
Le 26 octobre, l’avocate Alice Nkom a rendu hommage à Hadja Haoua après l’annonce de sa mort à N’Djamena, au Tchad. Cet hommage témoigne de l’écho de l’annonce, mais ne permet d’établir ni le lieu ni les circonstances du décès. D’autres récits situent les faits au Cameroun.
Pour l’ADDO, l’incertitude sur le lieu des faits a une conséquence concrète : l’association explique ne pas savoir à quel procureur de la République adresser sa plainte. Elle demande donc que les autorités établissent ce qu’il est advenu de Hadja Haoua et, si son décès est confirmé, que sa dépouille soit remise à sa famille pour les obsèques.



