L’avocate camerounaise Me Alice Nkom a exprimé sa profonde émotion après l’annonce de la disparition de Hadja Haoua, dans un message marqué par la douleur, l’indignation et un appel à ce que les circonstances de cette affaire soient éclaircies.
« Hadja Haoua, tu n’es pas un nom perdu dans le tumulte des jours », écrit Me Alice Nkom dans cette déclaration empreinte de tristesse, dans laquelle elle rend hommage à celle qu’elle présente comme une sœur, une femme digne et une combattante.
L’avocate affirme avoir accueilli cette nouvelle avec une profonde affliction, évoquant une douleur qui dépasse le cadre personnel pour toucher, selon elle, à la conscience collective. Sans détailler les circonstances de la disparition, elle estime que cette affaire ne doit pas être reléguée au rang d’un fait divers oublié.
Lire la déclaration de Me Alice Nkom :
C’EST LE CŒUR EN DEUIL, ÉCRASÉ PAR LA TRISTESSE, DÉCHIRÉ PAR LA DOULEUR ET SOULEVÉ PAR UNE COLÈRE QUE NUL SILENCE NE SAURAIT ÉTEINDRE, QUE J’APPRENDS LA DISPARITION DE NOTRE SŒUR HADJA HAOUA.
Il est des nouvelles qui ne frappent pas seulement l’oreille : elles tombent sur l’âme comme un glas. Elles vous laissent immobile, sans parole, tandis qu’au fond de vous se lèvent les questions, innombrables, sombres, terribles, pareilles à des ombres qui cherchent une lumière.
Aujourd’hui, au-delà de mes larmes, c’est mon cœur de sœur, c’est mon humanité, c’est ma conscience tout entière qui se dressent et qui souffrent.
HADJA HAOUA, tu n’es pas un nom perdu dans le tumulte des jours, ni une tragédie que l’on ajoutera froidement à la longue liste des douleurs humaines. Tu es notre sœur. Tu es une vie précieuse, une combattante, une dignité. Et la dignité d’une vie ne meurt pas avec le dernier souffle : elle demeure, elle réclame justice, mémoire et respect.
Je reviendrai plus longuement sur cette disparition qui endeuille nos cœurs, car certaines tragédies ne peuvent être ensevelies sous le silence.
Il est des morts qui demandent qu’on parle, des douleurs qui exigent qu’on regarde, des injustices qui appellent la conscience des vivants. Se taire, parfois, c’est laisser la nuit gagner.
Que Dieu t’accorde Son infinie miséricorde, qu’Il t’accueille dans Sa lumière et qu’Il verse la paix sur les cœurs de ceux qui te pleurent. Puisse ton souvenir demeurer vivant, plus fort que l’oubli, plus durable que la douleur.
Me Alice Nkom

