Le député de l’UDC Adamou Koupit pense que dire la vérité, c’est reconnaître que Paul Biya a certes préservé certains acquis d’Ahmadou Ahidjo, mais il a détruit d’autres.
Le bilan des 44 ans de règne a été le sujet au cœur des échanges ce dimanche 8 novembre 2026, au cours des débats dominicaux. Le député de l’Union démocratique du peuple camerounais (UDC) Adamou Koupit affirme qu’il faille dire les choses telles qu’elles sont, par amour du pays.
« Franchement, je ne sais pas si nous aimons encore ce pays. Parce que lorsqu’on aime son pays, on a le devoir sacré de dire la vérité. De dire que c’est noir quand c’est noir et blanc quand c’est blanc. Nous devons mettre nos intelligences à contribution. Dieu a doté les citoyens camerounais d’un degré d’intelligence qui compte parmi les plus élevés au monde. Nous sommes ici dans une émission consacrée à une thématique qui voudrait que nous évaluions ce que le Renouveau a fait de l’héritage du président Ahmadou Ahidjo. Vous nous avez rappelé les grands legs de cet héritage, tels qu’ils ont été présentés dans son discours du 4 novembre 1982.
Si nous aimons le Cameroun, le moins que nous puissions faire, c’est de dire la vérité. Et la vérité, c’est que, si le président Paul Biya a préservé certains acquis dans quelques domaines, il est tout aussi incontestable qu’il a détruit cet héritage dans de nombreux autres. Et les domaines dans lesquels il l’a détruit sont quatre fois plus nombreux que ceux dans lesquels il l’a préservé », a-t-il déclaré sur le plateau de l’émission Droit de réponse d’Equinoxe Tv.
Il convient de rappeler que le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) a célébré le 6 novembre 2026, la date d’anniversaire de la prestation de serment du président de la République Paul Biya. Jean Nkuete, le secrétaire général du comité central du RDPC, rappelait ce que représente ladite date.
« En effet, pour nous, pour toutes les Camerounaises et tous les Camerounais de bonne volonté qui prennent la pleine mesure du chemin parcouru et qui sont conscients des défis relevés par notre pays, le 6 novembre est toujours l’occasion d’une commémoration historique avec la charge émotionnelle qu’impose cette évocation », a-t-il déclaré.

