Une attaque attribuée à des militants de Boko Haram a visé le camp militaire de Zigué tard dans la nuit du 26 avril, causant la mort de deux soldats camerounais et le vol de matériel militaire.
Selon des sources militaires, l’assaut a eu lieu vers 23h30. Des assaillants armés ont envahi le camp, profitant apparemment de la faible visibilité et de la faible résistance. Les soldats tués ont été identifiés comme étant le sergent Makombé et le soldat de deuxième classe Mbouombouo.
« L’attaque a été soudaine et coordonnée », a déclaré un officier local impliqué dans la réponse post-incident. « Ils ont emporté des armes, des munitions et un véhicule avant de se replier vers la frontière nigériane.»
Série d’attaques récentes
Cet incident fait suite à une série d’opérations similaires dans la région. Plus tôt cette semaine, un camp militaire à Gassama, près de Maltam, a également été attaqué, entraînant la destruction d’infrastructures et le retrait rapide des assaillants.
À Wulgo, une embuscade tendue contre une patrouille les 24 et 25 mars a fait au moins douze morts parmi les soldats. Ces attaques illustrent une nouvelle fois la tendance actuelle de Boko Haram à attaquer des avant-postes isolés, à s’emparer de leurs approvisionnements et à se replier sur des terrains difficiles d’accès près du bassin du lac Tchad.
Réponse opérationnelle en cours
Des sources militaires confirment que les opérations de traque et d’arrestation des assaillants ont débuté tôt le 27 avril. Ces efforts comprennent le déploiement d’unités d’élite et une surveillance aérienne renforcée.
« Nous poursuivons les responsables », a déclaré un responsable de la défense. « Les renforts et la surveillance ont été renforcés dans toute la région. »
La saison sèche a affecté les conditions de sécurité régionale. La baisse du niveau des eaux dans le bassin du lac Tchad a rendu certaines zones plus accessibles aux groupes armés, facilitant les mouvements transfrontaliers et les raids nocturnes.
Une évaluation stratégique est nécessaire
Les analystes de la sécurité soulignent la nécessité de réévaluer les stratégies actuelles face à la fréquence de ces incidents.
« La coordination entre les forces régionales et les services de renseignement locaux doit être améliorée », a déclaré le Dr Aïcha Moussa, chercheuse spécialisée dans la sécurité régionale. « Le soutien aux communautés locales est également essentiel à la stabilité à long terme. »
Une cérémonie en hommage aux soldats tombés au combat est prévue à Maroua, avec la participation des chefs militaires et des autorités régionales. Le ministère de la Défense a confirmé la tenue de la cérémonie, mais n’a pas communiqué de date précise.
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