Alors que les analyses sur la démission d’Issa Tchiroma battent leur plein, le militant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) Yves Abama laisse entendre qu’il se pourrait bien qu’il revienne aux affaires après l’élection présidentielle.
Pour lui, la rupture entre le président du FSNC et le régime entre dans l’ordre naturel des alliances. On dirait de son point de vue qu’il s’agit tout simplement d’un non-évènement.
« Je me suis rappelée du ministre Tchiroma que moi j’ai écouté entre 2003 et 2004 et 2009. À l’époque j’étais à l’école normale supérieure… Je vous assure que le ministre Tchiroma était d’une virulence qui était terrible. On n’avait pas le sentiment qu’après il travaillerait avec le gouvernement. Or un beau matin, le ministre est entré au gouvernement.
Les alliances politiques sont ainsi. Elles se font, vous ne comprenez pas, peut-être vous ne les voyez pas venir. Après elles se défont. Je voudrais dire à ceux qui ont tendance à balayer d’un revers de la main certaines analyses de faire attention.
Il n’est pas exclu que même après la présidentielle de 2025, vous retrouviez encore un gouvernement où se trouve le ministre Tchiroma ou un autre militant du FSNC. Je ne suis pas en train de le dire comme ça, peut-être que, si le besoin est, on fera avec », a déclaré Yves Abama à l’émission Équinoxe Soir de ce 26 juin 2025.
Partageant le même plateau que le militant du RDPC Yves Abama, Yves Cissé Bamanga a attiré l’attention de l’opposition. Il voit dans les agissements d’Issa Tchiroma Bakary une volonté de nuire à l’opposition.
« Ce qui se passe aujourd’hui ne profite pas à l’opposition camerounaise […] Je suis très très menacé en ce moment mais je dis à la jeunesse qui nous regarde, il y a quelque chose qui se passe. Il y a quelque chose de louche. On est en train de tribaliser cette affaire aujourd’hui. On dit qu’il y aura un front Grand Nord-Ouest », a-t-il déclaré.
Yves Abama dit comprendre les opposants qui voient dans la démission de Issa Tchiroma et l’annonce de sa candidature un coup monté. Cependant, il rappelle que tous les alliés de son parti le RDPC qu’ils ont affrontés dans des élections locales connaissent leur véritable poids en politique.
« Avec (les alliés politiques comme le Fsnc, Ndlr) on gagne et notre victoire est belle, sans on gagne. Même si notre victoire peut perdre un peu de quelques éléments de sa beauté. Parce qu’il n’est pas question pour moi de dire qu’ils ne valent rien…
Le président Biya a conçu le RDPC avec une solidité qui fait que nos fondements sont certains. Ceux qui nous enterrent, ceux qui nous ont déjà demandé de faire nos bagages, promettent l’exil, la prison et autres parce qu’ils seront là en octobre prochain. J’aimerais bien les voir au soir des États, j’aimerais bien venir débattre ici avec eux quand les choses se seront faites de part et d’autre…
Le RDPC n’a en face que des partis régionaux. Quand vous êtes un parti comme le nôtre, vous ne pouvez pas trembler devant les peccadilles. Les partis régionaux sont des peccadilles. Il est normal qu’ils s’agitent. Il est normal qu’ils donnent du ton sur des plateaux de télévision, les réseaux sociaux…
Le mammouth que nous sommes, l’éléphant que nous sommes, est sûr et marche de façon royale sur la piste qui lui est réservée sans que personne ne puisse entraver cette marche », a-t-il déclaré.







