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Yaoundé: les couprures intempestives d’électricité rendent le confinement difficile

Dans certains quartiers, des actes de vandalisme privent des abonnés d’énergie. Le distributeur décidé à porter plainte.

Une succession d’actes de vandalisme sur la ligne électrique moyenne tension alimentant les quartiers Afonoyoa et Etoa vient de priver les populations d’électricité pendant trois semaines. C’est ce que résume, dans un communiqué, Dominique Mbarga, directeur régional d’Eneo.

Trois semaines avec pour seules alternatives d’éclairage, bougies, torches, lampes tempêtes et solaires. Seuls quelques nantis faisaient des envieux avec leurs groupes électrogènes. Mais la majorité des abonnés de ces deux localités du troisième arrondissement dans Yaoundé a soufflé le chaud et le froid.

«Quand la coupure est intervenue en début mars, je venais de faire les courses pour la maison. Au bout de cinq jours, j’ai été obligée de jeter une bonne.partie des vivres mis au congélateur», raconte avec regret Marcelle A. résidente d’Afanoyoa.

Le système d’achat au quotidien ou tous les deux jours a été adopté par certaines familles. «Quand je mets le poisson ou la viande au menu, c’est pour deux jours, parce qu’avec cette grosse panne et la chaleur actuelle, on ne peut pas faire autrement», affirme Appoline M. à Etoa.

Approchés pour comprendre les raisons de cette longue interruption, des responsables d’Eneo, ont déclaré faire des pieds et des mains pour rétablir la fourniture.

Des poteaux tombés ont ainsi été remplacés et le dimanche 15 mars, tout est rentré dans l’ordre. Mais la trêve n’a pas duré. Entre coupures intempestives et baisses de tension, les populations faisaient avec.

Jusqu’à ce que le black-out s’installe à nouveau après quatre jours. Saisi une fois de plus, le distributeur descendu sur les lieux n’a eu que ses yeux pour pleurer. « Nous en avons assez des actes de vandalisme sur ces lignes.

Des personnes, pour on ne sait quelles raisons, sabotent nos installations », se plaint un responsable de la communication. Les équipes de l’entreprise changent à nouveau les poteaux. Mais au moment de reconnecter le village, elles se rendent compte que des isolateurs manquent.

Dominique Mbarga en totalise 197 et autres éléments remplacés sur cette dérivation en trois semaines. « Des tiers non identifiés détruisent les protections des appareils de manœuvres, privent les populations d’électricité et volent des matériels du réseau », déplore le directeur régional.

C’est pourquoi, tout en appelant à la vigilance des populations et les invitant à dénoncer ces actes, Eneo a décidé de «saisir les autorités compétentes et judiciaire.

Source: Cameroon Tribune

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