Voici pourquoi les Jets ont eu raison de payer pour Aaron Rodgers

Cameroun Actuel
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Depuis que l’échange qui envoie Aaron Rodgers à New York a été confirmé lundi soir, plusieurs observateurs ont tendance à donner l’avantage aux Packers puisqu’ils ont mis la main sur des choix de repêchage avantageux. Ils ont cependant tort de ne pas considérer que pour sortir de leur marasme, les Jets ont une obligation morale envers leurs supporters de payer le gros prix et qu’ils ont bien fait.

Au final, ce qui était dans l’air depuis plus d’un mois s’est bel et bien réalisé. La légende des Packers Aaron Rodgers est maintenant membre des Jets.

Pour mettre la main sur le quart-arrière, ce dernier a dû annuler ses choix de première ronde lors du repêchage de cette année avec les Packers, perdant 13e à 15e rang. Ils ont également renoncé à l’un de leurs deux choix de deuxième tour, le 42e au total. Jusqu’ici, pas si mal.

Là où beaucoup se déchirent, c’est qu’ils ont ajouté un choix conditionnel de deuxième tour l’année prochaine, qui se transformera en un choix de premier tour si Rodgers joue au moins 65% des matchs. Autant dire qu’à moins qu’il n’y ait sinistre, ce sera un premier choix qui sera offert en dédommagement.

Tout cela pour un athlète de 39 ans qui n’a pas amassé une seule fois 300 verges lors d’un match la saison dernière?

Tout ça pour un pivot qui a essuyé 12 interceptions, son plus haut total depuis la saison 2008, sa première en tant que titulaire ?

Tout cela pour un athlète qui a eu sa part de malentendus avec les Packers au cours des deux dernières années et qui a semblé s’imposer comme plus grand que l’équipe ?

Non, en réalité, c’est tout ça pour enfin pouvoir rêver.

Médiocrité permanente

Les rêves ne se réalisent pas toujours, bien sûr.

Peut-être que l’ego monstrueux de Rodgers n’aura pas assez d’espace vert pour s’épanouir librement dans la Grosse Pomme. Peut-être que le déclin de son jeu est véritablement amorcé et irréversible. Peut-être qu’à 39 ans, il passera juste.

Le risque est bel et bien présent, en formalisant une telle transaction.

Cependant, regardons-le, un instant, dans les bottes des Jets. Cette organisation patauge dans la médiocrité grossière depuis des lustres, peut-être deux. Leur seul trophée du Super Bowl a été dépoussiéré depuis janvier 1969 et les Jets n’ont pas fait les séries éliminatoires depuis 2010.

Depuis, les quarterbacks qui traînent leurs ballots dans ce vestiaire ne sont plus qu’une succession de projets ratés. Les Mark Sanchez, Geno Smith, Ryan Fitzpatrick, Josh McCown, Sam Darnold, Mike White et Zach Wilson ont tristement fouillé avec le ballon comme s’ils jouaient avec des gants de cuisine.

Depuis ce dernier match éliminatoire il y a 13 ans, 14 quarts-arrière ont disputé au moins un match en tant que partant. C’est assez!

Enfin à l’honneur

Dans la NFL, la pertinence d’une équipe est souvent mesurée par le nombre de fois où les réseaux de télévision…

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