La fusée Starship a réussi son décollage, avant d’exploser après 4 minutes de vol. Ce vol d’essai, pour la plus grosse fusée de l’histoire, reste un succès pour SpaceX, propriété du milliardaire Elon Musk.
Starship, la plus grosse fusée du monde, a décollé pour la première fois du Texas ce jeudi 20 avril, pour un premier vol d’essai de ce véhicule développé par SpaceX pour des voyages vers la Lune et Mars.
Dans une gigantesque boule de feu, ce mastodonte noir et argenté de 120 mètres de haut s’est élevé dans le ciel. Peu de temps après, il a explosé en vol, comme le montre le flux vidéo de la société.
Cette explosion ne représente pourtant pas un échec pour l’entreprise du milliardaire Elon Musk : le fait que la fusée ait réussi à décoller dès son pas de tir représente déjà un immense succès. La cause de l’explosion n’était pas encore connue, mais il y a probablement eu un problème lors de la phase de séparation.
Bientôt un autre vol
Le but de ce vol d’essai était de collecter un maximum de données pour améliorer les prototypes suivants. Lundi 17 avril, une première tentative de lancement a été annulée dans les dernières minutes du compte à rebours, en raison d’un problème technique.
« Il s’agit du premier vol d’une énorme fusée très complexe », a déclaré dimanche le patron de SpaceX, Elon Musk, qualifiant le test de « très risqué ». À 120 mètres, Starship est à la fois plus haut que la nouvelle méga-fusée de la NASA, SLS (98 m), qui a décollé pour la première fois en novembre, et que la légendaire Saturn V, la fusée du programme lunaire Apollo (111 m). La poussée au décollage du vaisseau est également environ deux fois plus puissante que ces deux lanceurs, ce qui en fait le plus puissant au monde.
Il n’avait jamais volé auparavant dans sa configuration complète, avec son premier étage surpuissant, appelé Super Heavy et équipé de pas moins de 33 moteurs. Seul le deuxième étage du véhicule, le vaisseau spatial Starship qui par extension donne son nom à l’ensemble de la fusée, avait effectué des tests suborbitaux (à une altitude d’environ 10 km). C’est lui qui a été choisi par la NASA pour devenir, dans une version modifiée, l’atterrisseur de la mission Artemis 3, qui doit ramener des astronautes sur la surface lunaire pour la première fois depuis plus d’un demi-siècle. officiellement en 2025.
Le risque d’explosion a été intégré
Ce jeudi, le plan de vol était le suivant : environ trois minutes après le décollage, Super Heavy devait se détacher et retomber dans les eaux du golfe du Mexique. Mais cette séparation n’a pas eu lieu, la fusée continuant à tourner avant d’exploser. Si la séparation avait réussi, le vaisseau…

