Vanessa Tchatchou, la mère dont le bébé a été enlevé en 2011 à l’Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Ngousso à Yaoundé, a récemment adressé un message poignant à sa fille, désormais âgée de 13 ans.
Inscrite officiellement comme avocate stagiaire depuis le 13 septembre 2024, Vanessa n’a jamais cessé de se battre pour retrouver son enfant.
Dans une interview émouvante sur l’émission « L’INVITÉ DE LA SEMAINE » diffusée sur Canal 2, Vanessa a profité de l’occasion pour parler directement à sa fille, qu’elle n’a jamais rencontrée depuis son enlèvement à la naissance.
« Ma fille, c’est ta mère biologique qui te parle… Je t’aime de tout mon cœur. Sors de ce trou dans lequel on t’a mise« , a-t-elle déclaré avec émotion, exprimant son espoir de retrouver un jour celle qui lui a été arrachée.
Une quête douloureuse de vérité
Cela fait maintenant plus d’une décennie que Vanessa Tchatchou cherche inlassablement la vérité sur la disparition de sa fille. Elle affirme connaître l’identité de la personne qui a pris son enfant et insiste sur le fait que les autorités camerounaises et une partie de la population en sont également conscientes.
« Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement camerounais ne m’aide pas à retrouver mon enfant alors qu’ils savent qui la détient« , a-t-elle partagé.
Malgré le poids des années et l’absence de progrès significatif, Vanessa n’a pas renoncé à son combat. Elle admet que la douleur persiste, bien plus longtemps qu’elle ne l’avait imaginé, d’autant plus qu’elle croit savoir où se trouve sa fille.
Des menaces et une détermination inébranlable
Son parcours, marqué par des menaces et des obstacles de toutes sortes, n’a fait qu’affermir sa détermination. Malgré les dangers encourus, y compris des menaces de mort contre sa mère, Vanessa Tchatchou reste résolue à rester au Cameroun.
Son rêve de devenir avocate ne relève pas de la vengeance, mais d’une volonté d’aider ceux qui vivent des situations similaires. Son engagement dans les études, renforcé par des critiques publiques, l’a conduite à envisager un jour l’obtention d’un doctorat.
Elle se souvient notamment des paroles du regretté journaliste Suzanne Kala-Lobè, qui, lors d’une interview télévisée, avait tenu des propos critiques à son égard, la qualifiant de « jeune fille qui n’était pas allée à l’école« .
Vanessa raconte comment ces mots durs l’ont poussée à poursuivre ses études avec encore plus de détermination. « Elle m’a donné la force », confie Vanessa, qui voit désormais son parcours juridique comme une mission plus grande que celle qu’elle s’était fixée au départ.
Un avenir plein d’espoir
Malgré les défis auxquels elle fait face, Vanessa envisage d’écrire un livre ou de produire un documentaire pour partager son histoire et sensibiliser le public à son combat. Sa quête de justice et son courage face à l’adversité continuent de toucher de nombreuses personnes, même si certains sceptiques doutent de ses chances de succès.
Dans un pays où la justice est souvent difficile à obtenir, Vanessa Tchatchou reste une voix forte pour les droits des victimes. Son histoire tragique et sa résilience face aux obstacles rappellent à tous l’importance de la lutte pour la vérité et la justice.







