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Le collectif 43m2 a ouvert par surprise lundi un nouvel hébergement d’urgence autonome au Théâtre de Vidy à Lausanne. Après des négociations avec la police et la direction du théâtre, il a libéré les locaux en soirée.

La Ville et le théâtre ont accepté qu’un espace soit maintenu en extérieur jusqu’à ce week-end. Il est destiné au dialogue et à la sensibilisation, alors qu’un spectacle sur le thème se déroule à Vidy. Aucun hébergement ne sera toléré, écrivent les autorités lausannoises dans leur communiqué publié en soirée.

Selon une pratique constante, la Municipalité ne cautionne en aucun cas l’occupation illégale de lieux publics ou privés, a déclaré à Keystone-ATS Pierre-Antoine Hildbrand, directeur de la sécurité. Elle a donc exigé l’évacuation du théâtre.

La Ville ne peut tolérer ce type d’actions alors qu’une nouvelle séance réunissait le matin-même les participants à la table ronde sur les hébergements d’urgence. Ce dans une logique constructive pour continuer à trouver des solutions.

Accueillir 40 sans-abris

Le Théâtre de Vidy a été investi lundi en fin de matinée par une cinquantaine de militants du collectif 43m2. Ils comptaient accueillir dès le soir-même jusqu’à une quarantaine de sans-abris dans le foyer principal où des lits avaient été installés. Deux tentes et une cuisine ont été montées à l’extérieur.

Interrogés sur les raisons de cette occupation, le collectif affirme que le dispositif d’hébergement d’urgence « sombre » à Lausanne. Il y a un mois à peine, la structure du Répit a fermé définitivement ses portes, supprimant la seule structure d’accueil nocturne inconditionnel (accès sans priorisation ni réservation) du canton, soit 100 places d’accueil.

Déjà deux occupations

Le Sleep In, autre lieu d’hébergement d’urgence lausannois, n’offre à présent plus d’accueil de journée, faute de moyens. Et 60 places vont fermer prochainement à la rue de la Borde. Au total, sur un dispositif hivernal de 243 places, 165 places disparaîtront dans 10 jours, déplorent-ils, relevant que depuis le 1er janvier 2023, il y a eu 3124 refus dans les hébergements d’urgence lausannois.

Lausanne n’est pas celle qui en fait le moins, a concédé une porte-parole du collectif. Le canton a une forte responsabilité, de même que les autres communes qui pourraient créer des places d’accueil. Tout le monde se renvoie la balle,…

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