Un enseignant agrégé de droit public à l’Université de Yaoundé 2 a récemment exprimé de vives critiques à l’égard du contrôle excessif que l’État camerounais exerce sur la Fédération Camerounaise de Football (Fécafoot).
Selon lui, cette ingérence va à l’encontre du principe fondamental de la primauté du droit et de la sécurité juridique, piliers essentiels d’un État de droit.
L’universitaire souligne que la Constitution garantit aux citoyens la sécurité juridique, un droit non négociable. Il rappelle que lorsque l’État délègue la gestion d’un service public, comme le football, à une entité privée telle que la Fécafoot, il doit se limiter à un rôle de tutelle minimale. Cette supervision, affirme-t-il, ne doit pas se transformer en une domination totale qui entrave l’autonomie administrative et financière de la fédération.
L’enseignant critique également la tendance de l’État à concentrer le pouvoir, une pratique qu’il considère comme une violation des règles juridiques établies. Selon lui, cette centralisation excessive est à l’origine de nombreux problèmes institutionnels au Cameroun.
Il conclut en avertissant que si l’État continue à interférer de manière aussi intrusive dans les affaires de la Fécafoot, il pourrait en découler des conséquences graves, notamment une exclusion du Cameroun de la scène sportive internationale par la FIFA, qui ne reconnaît que les fédérations sportives indépendantes et non les gouvernements.
Ces déclarations soulèvent des questions cruciales sur l’équilibre des pouvoirs entre l’État et les institutions sportives au Cameroun, et sur la nécessité de préserver l’autonomie de ces dernières pour garantir leur bon fonctionnement et leur crédibilité sur la scène internationale.







