Trois Palestiniens tués par l’armée israélienne en Cisjordanie

Cameroun Actuel
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La Nouvelle-Calédonie a été secouée par une troisième nuit d’émeute, mais moins violente que les précédentes, a annoncé jeudi le haut-commissaire de la République française. Septante nouvelles interpellations ont eu lieu au cours des dernières 24 heures.

Dans l’agglomération de Nouméa, les riverains ont commencé à organiser la protection de leur quartier et érigé des barricades de fortunes, faites de palettes de bois, de bidons et autres brouettes, sur lesquelles ils ont planté des drapeaux blancs.

Malgré cela, les violences se sont poursuivies jeudi sur l’archipel français d’Océanie, qui a une nouvelle fois connu des « affrontements très importants », a déploré le haut-commissaire Louis Le Franc. L’agglomération de Nouméa a encore été la proie des pillages et des incendies, a-t-il ajouté. 200 interpellations ont eu lieu depuis lundi sur le territoire.

« Il y a aussi des pièges tendus aux forces de l’ordre », qui ont subi des « tirs nourris de carabines de grande chasse », a-t-il déclaré. Le bâtiment du Sénat coutumier a été incendié, selon son service de communication, sans que l’on sache pour l’instant l’ampleur des dégâts.

« On n’est pas entendu »

Symbole de cette flambée de violence, le quartier pauvre d’Auteuil, où des tirs nourris résonnaient encore au petit matin, se trouve réduit jeudi à l’état de désolation, a constaté un correspondant de l’AFP, avec son supermarché incendié, ses commerces et restaurants brûlés et pillés.

« Nous venons ramasser ce qu’il y a dans les magasins pour manger. Après, nous n’aurons plus de magasin. On a besoin de lait pour les enfants. Je ne considère pas que c’est du pillage », a jugé auprès de l’AFP une habitante d’Auteuil, qui a requis l’anonymat.

La violence, « on est obligé de passer par là, de tout ‘péter’, parce qu’on n’est pas entendu », a assumé un jeune homme vivant dans la commune d’Houaïlou, qui a également refusé de donner son nom.

Le président français Emmanuel Macron, qui a décrété l’état d’urgence, a renoncé à un déplacement prévu jeudi sur le site de l’EPR à Flamanville pour pouvoir présider une « réunion de suivi ». Il a proposé aux élus calédoniens d’avoir « un échange par visioconférence » à son issue.

Assignations à résidence

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