Le 14 février 2020, au moins 21 civils, dont 13 enfants et une femme enceinte, ont été massacrés à Ngarbuh, une localité du village de Ntumbaw à Ndu, dans le département du Donga Matung de la région du Nord-Ouest.
Le gouvernement a d’abord nié que ses forces de sécurité étaient responsables de l’acte mais suite à la pression de la communauté internationale, le 17 février 2020, il a annoncé que des enquêtes seraient menées et que les conclusions seraient rendues publiques les auteurs de l’acte.
Le 1er mars 2020, le Président de la République, Paul Biya, a mis en place une commission d’enquête pour faire la lumière sur les assassins Forces gouvernementales, milices responsables du massacre de Ngarbuh.
Le gouvernement est allé plus loin en admettant que ses forces de sécurité portent une certaine responsabilité et a annoncé l’arrestation de deux soldats et d’un gendarme en juin 2020, placés en détention provisoire à la prison militaire de Yaoundé, en relation avec les meurtres.
Selon les rapports de recherche de Human Rights Watch, les forces gouvernementales et les Peuls armés ont tué 21 civils à Ngarbuh, dont 13 enfants et une femme enceinte, brûlé cinq maisons, pillé des dizaines d’autres biens et battu les habitants dans le cadre d’une opération de représailles contre la communauté soupçonnée d’abriter des combattants séparatistes.
Trois ans plus tard, le souvenir est encore frais dans l’esprit des Camerounais, car les victimes et leurs familles attendent toujours que justice soit faite.
Le gouvernement a déclaré avoir appréhendé les auteurs de l’acte, mais aucun autre détail n’a été révélé concernant cette affaire.
Le procès de 21 personnes accusées d’être impliquées dans les meurtres de Ngarbuh traîne depuis des années.
Selon les rapports, le procès de Ngarbuh a débuté le 17 décembre 2020 devant le tribunal militaire de Yaoundé, la capitale du Cameroun, et a connu plusieurs sessions d’audience. Les accusés comprennent deux soldats : un sergent et un soldat de première classe du 52e bataillon d’infanterie motorisée, un gendarme, un ancien combattant séparatiste et 17 justiciers d’ethnie fasciste. Ils ont été accusés de meurtre, d’incendie criminel, de destruction, de violence à l’égard des femmes enceintes et de désobéissance aux ordres.
L’agence de presse camerounaise, qui a été le premier média à tirer la sonnette d’alarme sur l’incident, a continué à suivre le processus avec aucune mise à jour significative.
CNA
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