Les utilisateurs de Tiktok au Cameroun ont remarqué que certains de leurs contenus disparaissent de leurs comptes officiels après téléchargement. Cela signifie généralement que ces contenus ont été supprimés par Tiktok pour violation des règles de la plateforme.
Les responsables de Tiktok pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre ont promis au Conseil National de la Communication (CNC) du Cameroun qu’ils examineront attentivement les contenus enfreignant les règles, notamment les appels à la violence et les fausses informations. En juin 2024, les deux parties ont convenu d’un protocole d’accord, en attente de l’approbation par l’équipe juridique de Tiktok.
Selon Joe Chebonkeng, président du CNC, ces mesures sont cruciales pour le Cameroun à l’approche des élections de 2025. La délégation de Tiktok a assuré qu’elle accorderait la priorité aux contenus signalés par le CNC pour un examen approfondi.
La liberté d’expression en danger ?
Depuis le début de la crise anglophone en 2016, qui s’est rapidement transformée en conflit armé, Facebook a été invité au Cameroun pour surveiller les comptes et supprimer certains contenus. Les utilisateurs de Facebook ont accusé la plateforme de se plier aux exigences du gouvernement camerounais, soutenant ainsi une forme de dictature.
L’Agence de Presse Camerounaise, par exemple, a été avertie à plusieurs reprises et sa page officielle a été mise en alerte rouge pour suppression. De nombreux contenus liés au conflit ont été supprimés par Facebook, tandis que d’autres ont été injustement signalés.
Les Camerounais craignent que Tiktok ne suive le même chemin que Facebook. Bien que tous les utilisateurs de Facebook et de Tiktok ne respectent pas les politiques de la plateforme et doivent donc être contrôlés, ces mesures ne devraient en aucun cas porter atteinte à la liberté d’expression. Il existe des craintes que ceux qui promeuvent des discours politiques soient surveillés de près.
Les mesures de contrôle de Tiktok seront-elles un obstacle à la liberté d’expression, ou permettront-elles de maintenir un climat de paix et de respect des règles à l’approche des élections ? Le temps nous le dira.







