D’après l’activiste Boris Bertolt, l’audition du Secrétaire général de la présidence de la République Ferdinand Ngoh Ngoh ne se fera pas au Tribunal criminel spécial.
La semaine dernière, l’activiste Boris Bertolt annonçait l’audition en présentiel du ministre d’Etat secrétaire général de la présidence de la République (SG/PR) Ferdinand Ngoh Ngoh au Tribunal criminel spécial (Tcs). Ce 18 octobre 2022, dans une tribune disponible sur sa page Boris Bauer, il affirme que Ngoh Ngoh ne sera pas auditionné au TCS encore moins dans un lieu public.
« Une audition en présentielle qui a été autorisée par Paul Biya soit dans son bureau de la présidence de la République ou dans un lieu discrètement aménagé mais nullement dans les locaux du TCS à Yaoundé. Depuis les auditions spectaculaires de quelques ministres dans le cadre du Covigate, le Premier ministre avait obtenu du chef de l’Etat un peu plus de respect pour la dignité de ses ministres », écrit Boris Bertolt.
Il faut rappeler que l’audition dont parle l’activiste Boris Bertolt concerne la gestion des fonds alloués au Covid. L’affaire qui est née d’un rapport de la chambre des comptes a été baptisée par la presse Covidgate.
« Si l’audition par le TCS d’un secrétaire général de la présidence de la République en fonction est inédite, rappelons toutefois que ce n’est pas la première fois que l’homme à la punk doit répondre de ses actes à la demande du chef de l’Etat. En décembre 2018, il avait déjà été longuement entendu à son bureau par de hauts responsables de la DGRE dans le cadre du Cangate. Malgré toutes les charges qui pesaient contre lui, il avait été promu contre toute attente ministre d’Etat, d’où ses relations complexes avec l’actuelle patron des renseignements camerounais, Eko. La résistance de l’homme à la punk à se faire entendre est d’autant plus surprenante que nul n’est censé être au-dessus de la loi. Le ministre d’Etat, ministre de la Justice, Laurent Esso, a lui même été récemment entendu par les inspecteurs d’Etat. A la manœuvre : l’homme à la punk », écrit Boris Bertolt.







