Serge Henri Kelbe ne croit pas à la sincérité du discours d’Issa Tchiroma Bakary ministre démissionnaire du gouvernement en place.
Invité du débat dominical d’Équinoxe TV « Droit de réponse » ce dimanche 29 juin 2025, le militant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) Serge Henri Kelbe a affirmé qu’Issa Tchiroma Bakary n’est qu’un traître.
« On est en train d’écouter Judas. C’est clair. C’est carrément Judas. Quelqu’un (Issa Tchiroma) qui a – pendant plus d’une vingtaine d’années – accompagné une politique, celle du RDPC et du président de la République, pour dire aujourd’hui que le temps est venu pour qu’enfin le pouvoir revienne au peuple. Il était où ? Pendant toutes ces années, il était avec nous », a-t-il déclaré.
Si certains au RDPC considèrent la démission du gouvernement d’Issa Tchiroma Bakary et sa candidature à la présidentielle de 2025 comme de la trahison, d’autres hommes politiques comme Armand Okol du PCRN de Cabral Libii n’approuvent pas cette lecture.
« J’ai été très gêné de voir à quel point la machine du pouvoir a tout fait d’aller exhumer les prises de position du ministre Issa Tchiroma pour essayer de le présenter comme un traître. Pendant qu’on y est, qui a trahi qui ? », a déclaré Armand Okol dans l’édition de ce jour de l’émission CANAL PRESSE de Canal 2.
À titre de rappel, dans une lettre adressée aux Camerounais, le président du FSNC Issa Tchiroma Bakary a donné ses motivations par rapport à sa candidature.
« L’heure n’est plus aux illusions. L’heure est venue de regarder notre réalité en face, avec lucidité, courage et sens du devoir. Notre pays a été dirigé, des décennies durant, par une même vision, un même système. Ce modèle, longtemps érigé en rempart de stabilité, a progressivement étouffé les élans de progrès, paralysé nos institutions et brisé le lien de confiance entre l’État et ses citoyens. Il est temps de tourner la page. Pas dans la brutalité, mais par nécessité. Il faut refonder notre Nation. Bâtir une démocratie vivante, exigeante, qui rende enfin des comptes au peuple. Oui, le Cameroun mérite d’entrer dans une ère nouvelle : celle de la responsabilité, de la justice et de la souveraineté populaire. Aujourd’hui, le peuple dit : « Trop, c’est trop. » Je l’entends. Je le comprends. Je le rejoins », a écrit l’ancien ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle.







