Pour l’homme politique, s’il faut saluer la présence des élites africaines dans les institutions internationales, cela doit d’avantage être le résultat d’une démarche pensée avec des objectifs précis à atteindre.
Maurice Kamto vient de jetter un pavé dans la marre au sujet de la présence des élites africaines au sein des institutions internationale. Il affirme dans une publication que si cela flatte les égos, il ne demeure pas moins qu’il s’agit plus d’une stratégie consistant à faire « sortir le poisson du cours d’eau pour le mettre dans un bocal ».
« LA PENSÉE DE MK _N° 098-2026.
Promouvoir les élites africaines les plus remarquables dans les institutions internationales, voire dans certains organismes nationaux prestigieux des pays développés, c’est aussi pratiquer une technique d’isolement qui consiste à sortir le poisson du cours d’eau pour le mettre dans un bocal.
Cela flatte les égos de nos esprits les plus brillants, qui mettent désormais toute leur énergie à protéger leurs positions au sein de ces institutions.
De la sorte, ils n’assurent plus leur rôle de pollinisation de leurs sociétés par leurs talents et ne créent pas l’effet multiplicateur des scientifiques africains de haut niveau.
Il est clair que les Africains doivent prendre toute leur place dans les institutions internationales. Mais on doit le faire en pleine conscience et dans le cadre d’une démarche pensée, avec des objectifs précis à atteindre ».







