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Socada: des ex-employés s’expliquent dans une affaire de 15 millions de F

Le 8 mai 2020, Thomas Moukoudi, responsable du magasin des pièces de rechange à la Socada, entreprise spécialisée dans la commercialisation des véhicules, Jean Daniel Boum, son adjoint, et Augustin Mouelle, caissier principal à l’époque des faits, ont donné leur version de l’affaire qui les a conduits devant le Tribunal de grande instance du Mfoundi.

Ils sont poursuivis pour abus de confiance aggravé et faux en écritures privées. Il ressort des débats que la Socada a constaté, au cours d’un contrôie comptable dans le magasin des pièces de rechange effectué le 13 juin 2014, que les accusés simulaient des ventes des pièces dont, les recettes n’étaient pas reversées dans les caisses de l’entreprise, alors que le magasin se vidait. L’inventaire a relevé une perte de 15 millions de francs.

Des faits que Thomas Moukoudi et ses deux collaborateurs ont rejeté en bloc. Ils ont expliqué que l’inventaire consiste à compter physiquement les marchandises contenues dans le magasin. Pour eux, l’inventaire qui les incrimine comporte de nombreuses irrégularités.

D’abord, il est survenu dans la précipitation et à leur insu. Ensuite, il a été effectué en deux jours, un temps record pour un magasin qui compte des milliers de pièces. Enfin, d’après eux, cette opération a été faite par des personnes incompétentes qui ont pris en compte, au cours de l’inventaire, les marchandises commandées mais non livrées au magasin.

Par ailleurs, ils ont relevé le fait qu’un second inventaire a contredit le premier en ramenant le manquant de 15 millions de francs initialement retenu à la somme de 600 mille francs. Ce dernier montant est, selon Thomas Moukoudi, négligeable et tolérable en comptabilité dans un magasin qui fait 300 millions de francs de chiffres d’affaires mensuels.

Ils s’insurgent contre le manquant de 4, 3 millions de francs qui leur avait été signifié dans une demande d’explication et qui avait été pris comme prétexte pour leur licenciement, quelques jours seulement après l’inventaire controversé.

L’inventaire à problème

Dans la suite de leur récit, ils ont relevé qu’avant l’inventaire litigieux, leur travail a toujours fait l’objet des félicitations de la hiérarchie. fis ont ajouté que tout au long de cette affaire, il n’y a jamais eu de confrontation entre le rapport de l’inventaire litigieux et leurs documents justificatifs.

S’agissant de l’infraction de faux en écritures privées portant sur deux factures qui font problème, les accusés ont expliqué que dans la pratique reconnue par l’entreprise, un client peut se tromper en achetant une pièce qui ne convenait pas à son véhicule. La Socada autorise que ladite marchandise soit changée.

Dans ce cas, il est permis d’annuler la première facture pour confectionner une autre conforme à la nouvelle transaction. Selon eux, cela ne constitue pas un faux. Ils ont également dit qu’il est permis d’accorder une remise à hauteur de 30 % à tout client qui en fait la demande en fonction de sa disponibilité financière.

Pour Augustin Mouelle, le caissier principal, l’entreprise a des clients qui payent comptant directement dans sa caisse qui n’a jamais connu de problème et les clients qui prennent les marchandises à crédit. Ceux-là déposent des chèques de banque. Il a. en outre précisé que les responsables du magasin et de la caisse n’attendent pas de contrepartie lorsqu’un acheteur bénéficie d’une remise.

Dans ses réquisitions, le représentant du parquet a préféré s’en remettre à la sagesse du tribunal Les avocats de la défense pour-leur part, ont sollicité un report de l’affaire pour mieux préparer la défense de leurs clients. L’occasion leur sera donnée à l’audience du 12 juin 2020.

Source: Kalara

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